Nations unies : Emmanuel Macron dénonce « un spectacle qui nous fait honte à tous » à Gaza
Pour ce qui pourrait être son dernier discours à cette tribune, le président français a multiplié les mises en garde, de Gaza à l'Ukraine en passant par l'intelligence artificielle.

Le président français Emmanuel Macron s’est exprimé mardi 22 septembre à la tribune de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, dans ce qui pourrait être son dernier discours dans cette enceinte avant la fin de son mandat. Sur Gaza, il a affirmé que la paix annoncée n’avait pas ouvert de couloirs humanitaires, dénonçant « un spectacle qui nous fait honte à tous ».
Un appel à ne rien céder « à l’esprit de défaite »
Le président français a appelé les États membres à ne rien céder « à l’esprit de défaite » ni à « l’abus de pouvoir » de certains acteurs internationaux. Il a estimé que le droit international était de plus en plus concurrencé par « la loi de la jungle » et a appelé les Nations unies et leurs membres à « se tenir droit » face à cette tendance.
Un double moratoire proposé sur les frappes énergétiques
Sur le dossier ukrainien, Emmanuel Macron a appelé à un « double moratoire » sur les frappes visant les sites énergétiques, aussi bien en Russie qu’en Ukraine, à un moment où les infrastructures énergétiques des deux pays restent des cibles récurrentes des frappes depuis le début de la guerre.
Un modèle alternatif réclamé sur l’intelligence artificielle
Le président français a par ailleurs plaidé pour l’émergence d’« un modèle » alternatif en matière d’intelligence artificielle, afin de ne dépendre ni des États-Unis ni de la Chine, les deux puissances dominant actuellement le secteur.
Une rencontre bilatérale la veille sur le pétrole et le détroit d’Ormuz
En marge de la semaine de haut niveau, Emmanuel Macron s’était entretenu lundi 21 septembre avec le président américain Donald Trump, pour un échange de 45 minutes qualifié de « très constructif ». Il lui avait proposé plusieurs initiatives pour tenter d’enrayer la hausse des prix du pétrole, dont une résolution à l’ONU visant à débloquer le détroit d’Ormuz, par lequel transitait 20 % du commerce mondial d’hydrocarbures, et à « rouvrir » cette voie maritime.




