
La porte-parole de l’Union des étudiants de France (UEF), Sabrine Kharbach, a appelé samedi 31 octobre à bloquer les lycées et les universités en France mardi 3 et jeudi 5 novembre. Elle affirme réagir à l’interdiction du parcours parisien déposé par les manifestants pour samedi. Elle veut aussi montrer la « légitimité de leurs revendications ».
Une déclaration en début de cortège
Sabrine Kharbach s’exprimait au nom de l’UEF et de l’Union syndicale lycéenne, en début de cortège de la manifestation parisienne. Elle a déclaré : « Vouloir interdire les manifestations chaque semaine, vouloir interdire les cortèges qui ont toujours eu lieu dans de bonnes conditions, on va leur montrer qu’ils ont tort (…) et que nos revendications sont légitimes. »
Une troisième journée de mobilisation
La manifestation de samedi est la troisième journée d’un mouvement lancé le 17 octobre. Il est parti de la hausse des prix des carburants et du coût de la vie, puis s’est recentré sur la défense des libertés publiques, après des interdictions de manifester et des couvre-feux dans plusieurs villes.
La préfecture de police de Paris a publié le 30 octobre des arrêtés interdisant deux parcours dans la capitale, celui de la CGT et celui des gilets jaunes. Elle a autorisé un seul rassemblement, entre la porte de Bagnolet et la porte de Charenton. Elle a invoqué les violences des 17, 18 et 24 octobre et le risque pour les quartiers commerçants.



