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La Syrie accuse le Hezbollah d’avoir projeté de saboter la raffinerie de Homs

Les autorités syriennes affirment avoir arrêté deux personnes liées au Hezbollah qui préparaient un sabotage de la raffinerie de Homs. C’est la seule raffinerie en service dans le pays.

La Syrie a annoncé mardi 3 novembre avoir arrêté deux personnes liées au Hezbollah libanais, qui planifiaient une opération de sabotage de la raffinerie de Homs, dans le centre du pays. Le Hezbollah a déjà démenti par le passé des accusations similaires de Damas.

Une cellule démantelée, des explosifs saisis

Les services de renseignement et les forces de sécurité intérieure ont « déjoué un projet terroriste d’une cellule affiliée à la milice du Hezbollah qui visait la raffinerie de Homs », indique un communiqué des forces de sécurité. Elles ont arrêté « les membres de la cellule » et saisi « des charges explosives (…) qui devaient être utilisées dans l’attaque contre la raffinerie ». La même source a précisé ensuite que deux personnes ont été arrêtées.

Dimanche, l’agence officielle syrienne avait fait état, sans plus de détails et en citant une source des renseignements, de « la mise en échec d’un plan terroriste d’attaquer la raffinerie de Homs ».

Une infrastructure essentielle

La raffinerie de Homs est la seule en état de fonctionner dans le pays. Celle de Banias, sur la côte, fait actuellement l’objet d’opérations de maintenance après des années de guerre.

Des attaques contre les gazoducs depuis septembre

Damas fait état depuis septembre d’attaques non revendiquées contre des gazoducs et des oléoducs dans différentes régions du pays. Le 7 octobre, les autorités avaient affirmé qu’un « acte de sabotage » avait endommagé un oléoduc dans le nord-est. Le 1er octobre, une explosion sur un gazoduc près de Damas avait mis hors service trois centrales électriques. Une autre explosion sur un gazoduc dans l’est s’était produite deux jours plus tôt.

Des accusations récurrentes contre le Hezbollah

Depuis la chute du président Bachar al-Assad en décembre 2024, les nouvelles autorités syriennes ont déjà annoncé avoir démantelé des cellules liées au Hezbollah et saisi des armes. Le mouvement chiite libanais a rejeté ces allégations à chaque fois. Allié de Bachar al-Assad, qu’il soutenait militairement, le Hezbollah est hostile à la coalition islamiste désormais au pouvoir à Damas, tout comme l’Iran, son parrain.

Malgré ces accusations, le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, avait dit en août être ouvert à une rencontre avec les nouveaux dirigeants syriens, après que le président syrien, Ahmad al-Chareh, a évoqué une telle possibilité.

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