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Huit chefs de diplomatie se réunissent à Istanbul pour désamorcer les conflits

Les huit pays ont convenu de coordonner leurs positions et de se réunir régulièrement, a annoncé le ministre français des Affaires étrangères. La liberté de navigation dans les détroits figure parmi les sujets abordés.

Les ministres des Affaires étrangères de la Turquie, de l’Égypte, du Pakistan et de l’Arabie saoudite, réunis dans le format dit « R4 », ont rencontré vendredi 23 octobre à Istanbul leurs homologues d’Allemagne, du Royaume-Uni, de France et d’Italie. Ce format est sans précédent, justifié par la multiplication des conflits dans la région et l’absence de solutions.

La Turquie est à l’initiative de la rencontre. Les quatre pays du R4 se sont d’abord réunis en début d’après-midi, pendant que les Européens se concertaient de leur côté, avant une discussion commune.

Une prise de responsabilité régionale

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a affirmé qu’aucun des pays autour de la table ne souhaite que la guerre s’étende. Ils sont favorables, a-t-il dit, à une fin immédiate de la guerre dans le Golfe et en Ukraine. « La stabilité ne peut tout simplement pas être importée », a-t-il ajouté en défendant une prise de responsabilité des pays de la région. Il a été le seul à prendre la parole lors de la conférence de presse finale.

Des réunions régulières

Samedi, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué des discussions particulièrement constructives entre les pays du R4 et ceux de l’E3 (Royaume-Uni, Allemagne, France), avec la participation de l’Italie. Les huit pays sont convenus de poursuivre leurs efforts conjoints, de coordonner leurs positions et de se réunir régulièrement. Ils ont notamment évoqué la liberté de navigation dans les détroits et les voies maritimes stratégiques, et appelé Washington et Téhéran à la retenue.

Le R4 et l’Alliance de la Mecque

La Turquie, le Pakistan et l’Arabie saoudite ont signé le 7 août à La Mecque un accord de défense baptisé « Alliance de la Mecque ». L’Égypte ne l’a pas rejoint et l’étudie sous l’angle juridique et constitutionnel avant de décider. Elle envisage par ailleurs d’intervenir pour défendre son allié saoudien face aux milices houthies du Yémen.

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