Emmanuel Macron et Mark Carney affichent un « message fort » à Saint-Pierre-et-Miquelon face à Donald Trump
Le président français Emmanuel Macron a affirmé, dès son arrivée samedi à Saint-Pierre-et-Miquelon, que ce territoire ultramarin était bien "français", en réplique à une carte publiée par le président américain Donald Trump qui recouvre la région du drapeau des États-Unis.

Une réponse ferme dès son arrivée dans l’archipel
« C’est une évidence », « pas de discussion »: Emmanuel Macron a martelé dès son arrivée samedi soir à Saint-Pierre-et-Miquelon, en plein Atlantique Nord, que ce territoire était bien « français » et « attaché à la France », en réplique à une carte publiée par Donald Trump qui couvre toute la région du drapeau des États-Unis. « On ne va pas l’affirmer tous les matins parce que des gens ont des idées étranges ou disent des choses étranges », a-t-il ajouté à son arrivée dans le petit archipel, situé à 4.300 kilomètres de Paris, pour une visite de deux jours à forte consonance géopolitique.
Une carte controversée publiée par Donald Trump
L’image, publiée début septembre par le président américain sur sa plateforme Truth Social, représente les États-Unis mais également le Canada, le Mexique, le Groenland, l’Islande, plusieurs territoires des Caraïbes et des territoires français, dont Saint-Pierre-et-Miquelon, recouverts du drapeau américain, avec pour légende « United States of America », sans explication particulière.
Une visite marquée par la présence du Premier ministre canadien
Emmanuel Macron a reçu dimanche à Saint-Pierre le Premier ministre canadien Mark Carney, une première dans l’histoire de l’archipel, pour un déjeuner de travail suivi d’une déclaration conjointe, alors que le président américain menace régulièrement le Canada d’annexion. Les deux dirigeants ont souhaité y délivrer un « message fort », à l’heure où Washington a par ailleurs obtenu vendredi un accord renforçant sa présence sécuritaire au Groenland, tout en maintenant la souveraineté danoise sur ce territoire — un accord salué par Emmanuel Macron, qui a estimé que « la souveraineté danoise est respectée, le droit international est respecté ».
Une visite aussi tournée vers les enjeux locaux
Au-delà de sa dimension géopolitique, ce déplacement doit se traduire par des annonces sur plusieurs dossiers sensibles pour l’archipel de 5.800 habitants, confronté à la fin de l’âge d’or de la pêche à la morue, à la vie chère, au déclin démographique et à la menace climatique. Parmi ces dossiers figurent le déplacement du village de Miquelon, menacé par la montée des eaux, ainsi que la réhabilitation du port de Saint-Pierre, dont certains quais menacent de s’effondrer.




