Le vice-président de la Chambre des représentants rappelle les droits du Maroc sur Sebta et Melilia
Le vice-président de la Chambre des représentants Adil El Bitar réaffirme les droits du Maroc sur Sebta, Melilia et les îles occupées. Il privilégie le dialogue et les moyens pacifiques.

Le vice-président de la Chambre des représentants, Adil El Bitar, a relancé jeudi 22 octobre 2026 depuis l’hémicycle la question des présides occupés : « Nous réaffirmons également la nécessité de poursuivre les efforts nationaux et diplomatiques visant à parachever notre unité territoriale et défendre nos droits légitimes au recouvrement de Sebta, Melilia et des îles marocaines occupées. Dans le cadre d’une vision nationale responsable, fondée sur le dialogue et les moyens pacifiques. » Il s’exprimait lors de la discussion du programme gouvernemental.
Qui est Adil El Bitar
Député du Parti authenticité et modernité (PAM), il est le huitième vice-président de la Chambre, élu le 14 octobre lors de la constitution du bureau présidé par Ahmed Touizi. Notaire de profession, il a présidé la Commission de la justice, de la législation et des droits de l’Homme et le Conseil national de l’Ordre des notaires. Il a aussi présenté le programme électoral du PAM aux législatives de septembre.
Les territoires en question
Le Maroc revendique la récupération des deux villes de Sebta et de Melilia, des trois îles d’Al Hoceima (Alhucemas), des trois îles Jaafarines (Chafarinas), du rocher de Badis (Vélez de la Gomera), une presqu’île rocheuse, et de l’île Leïla (Perejil). Ces territoires, derniers vestiges du colonialisme en Afrique, restent sous contrôle espagnol, soixante-dix ans après l’indépendance acquise en 1956.
Une revendication que le Maroc n’a jamais abandonnée
Dans un document officiel publié au Bulletin officiel n° 5714 du 5 mars 2009, le gouvernement marocain affirme que « Sebta, Melilia, l’îlot d’Alhucemas, le rocher de Vallez et les îles Chaffarines sont des territoires marocains ». Il y précise que le Royaume ne s’est jamais départi de son souci de récupérer ces enclaves et que la ratification de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer ne peut être interprétée comme une reconnaissance de cette occupation. Cette position se transmet de gouvernement en gouvernement. Le Maroc a su, par la voie pacifique, récupérer Tarfaya en 1958 et Sidi Ifni en 1969 : les présides du nord forment le dernier chapitre de cette décolonisation.
Un consensus à Rabat
Lors du même débat, le président du groupe istiqlalien, Rahhal Mekkaoui, a affirmé que le partenariat avec l’Espagne ne peut se faire au détriment de la souveraineté territoriale du Maroc. Le président du groupe du PJD, Driss El Azami El Idrissi, avait dénoncé la visite du roi d’Espagne à Sebta et Melilia, rappelant que les visites officielles ne changent pas les réalités historiques. La vice-secrétaire générale du PSU, Nabila Mounib, a affirmé que le Maroc choisira le moment opportun pour négocier directement avec Madrid.



