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France : 400 à 500 lycées totalement ou partiellement fermés lundi

Les cours seront totalement ou partiellement suspendus lundi dans 400 à 500 lycées en France, a annoncé le ministre de l'Éducation nationale, qui fait état de 24 établissements incendiés ou saccagés et de 78 personnels blessés depuis le début du mouvement lycéen.

Les cours seront « totalement ou partiellement » suspendus lundi dans « 400 à 500 » lycées où les conditions de sécurité « ne sont pas réunies », et 24 établissements scolaires ont été « incendiés ou saccagés » en marge du mouvement lycéen lancé en début de semaine, a annoncé dimanche 4 octobre le ministre de l’Éducation nationale. « Il y en avait entre 400 et 500 qui ont suspendu les cours » vendredi et « il y en aura probablement autant lundi, mais avec une reprise partielle des cours, progressive », a précisé Édouard Geffray sur la chaîne France 2 et la radio France Inter, déplorant par ailleurs « 78 personnels » de l’Éducation nationale blessés « depuis le début des évènements ».

Un mouvement né de revendications sur les conditions d’apprentissage

Ce mouvement lycéen, apparu en tout début de semaine, s’est développé autour de revendications portant notamment sur des conditions d’apprentissage jugées dégradées, des salles insalubres et le manque d’enseignants dans plusieurs académies. Des blocages et des incidents ont été signalés dans de nombreuses villes, dont Paris, Marseille, Brest et Strasbourg, où des établissements ont été partiellement ou totalement bloqués, parfois accompagnés d’incendies de poubelles, de véhicules ou d’entrées de lycées, ainsi que de face-à-face tendus avec les forces de l’ordre.

Près de 2.000 interpellations, une cellule de crise convoquée

Face à l’extension du mouvement et à la multiplication des incidents, le Premier ministre Sébastien Lecornu avait convoqué dès le 1er octobre une cellule interministérielle de crise. Le ministère de l’Intérieur avait fait état, le même jour, de près de 2 000 interpellations. Édouard Geffray a par ailleurs annoncé la création d’une plateforme de concertation avec les organisations concernées, tout en jugeant certaines revendications légitimes et en condamnant fermement les violences commises aux abords de plusieurs établissements.

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