Tebboune hausse le ton face aux Émirats : « Nous ne reviendrons pas sur notre décision »
Lors de sa rencontre périodique avec la presse nationale, le président Abdelmadjid Tebboune a affirmé que l'Algérie ne reviendrait pas sur sa décision de rupture des relations avec les Émirats arabes unis, officialisée le 10 septembre.

Dans un extrait largement relayé sur les réseaux sociaux de sa rencontre périodique avec la presse nationale, diffusée samedi 3 octobre à la télévision et à la radio algériennes, le président Abdelmadjid Tebboune est revenu sur les fortes tensions avec les Émirats arabes unis, avec des propos particulièrement fermes. « Sur la question de la rupture avec les Émirats, nous ne reviendrons pas sur notre décision », a-t-il affirmé, précisant que celle-ci était intervenue lorsque « le couteau a atteint l’os », une expression signifiant que la situation était devenue insupportable.
Une accusation de « tyrannie » contre Abou Dhabi
Le chef de l’État a ajouté que la compagnie pétrolière émiratie présente en Algérie serait, selon lui, « une création algérienne », et a accusé Abou Dhabi de chercher aujourd’hui à exercer sa « tyrannie » pour prendre le contrôle du pays. Il a conclu : « L’Algérie est une terre pure pour laquelle des millions de martyrs se sont sacrifiés. Je n’ai pas le droit de la vendre, ni aux Émirats ni à personne d’autre ».
Une rupture officialisée le 10 septembre
Les relations diplomatiques entre l’Algérie et les Émirats arabes unis s’étaient dégradées depuis 2025, Alger formulant des accusations implicites, sans nommer directement Abou Dhabi, d’ingérence dans ses affaires intérieures. L’Algérie avait notamment commencé, en février 2026, à annuler un accord de services aériens conclu avec les Émirats en 2013, avant d’officialiser la rupture de ses relations diplomatiques le 10 septembre 2026.
« Nous n’avons de problème avec personne », pour le reste de la diplomatie
Sur le reste de sa politique étrangère, Abdelmadjid Tebboune a par ailleurs affirmé lors de cette même rencontre que l’Algérie « n’a de problème avec personne », citant notamment la Russie, les États-Unis et la Chine.



