Université Al-Qods : la Chaire des études marocaines organise un colloque sur les monuments waqf marocains
La Chaire des études marocaines à l'Université Al-Qods a ouvert son année académique par un colloque consacré aux monuments et biens waqf témoignant d'une présence marocaine séculaire dans la Ville sainte.

La Chaire des études marocaines à l’Université Al-Qods a inauguré samedi 26 septembre la nouvelle année académique par l’organisation d’un colloque scientifique sous le thème « Les monuments et les biens waqf marocains à Al-Qods et en Palestine : témoignages d’une présence et d’une mémoire séculaires ». La rencontre s’est tenue en présence du directeur chargé de la gestion de l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, Mohamed Salem Cherkaoui, et du président de l’Université Al-Qods, Imad Abu Kishek.
Documenter un patrimoine menacé de disparition
Les chercheurs participants ont souligné l’importance de documenter les monuments et les biens waqf liés à la présence marocaine à Al-Qods et en Palestine, ainsi que la nécessité de mettre en lumière les principaux témoignages de cette présence et les sources permettant de les documenter. Les débats ont porté sur l’importance des actes de waqf, des registres, des photographies, des cartes et des récits, ainsi que sur les défis posés par la documentation des sites ayant subi des transformations ou disparu. Les participants ont examiné les opportunités offertes par l’archivage, la numérisation et les technologies modernes, appelant à renforcer la coopération entre institutions académiques, culturelles et archivistiques.
Une initiative inscrite dans la sollicitude royale pour la Ville sainte
Mohamed Salem Cherkaoui a indiqué que l’intérêt accordé à la recherche scientifique et culturelle liée à Al-Qods s’inscrit dans le cadre de la sollicitude constante dont le Roi Mohammed VI, président du Comité Al-Qods, entoure la Ville sainte. Il a souligné que la particularité de la Chaire réside dans son implantation au sein même de la ville d’Al-Qods, lui conférant une position scientifique privilégiée pour étudier la présence marocaine au Levant.
De la mémoire dispersée à la connaissance structurée
La présidente de la Chaire des études marocaines, Safaa Nassereddine, a indiqué que ce colloque s’inscrit dans la transition d’un savoir dispersé vers une connaissance scientifique documentée et structurée, précisant que la préservation de la mémoire ne se limite pas à la sauvegarde des monuments, mais englobe la production de connaissances à leur sujet. Le président de l’Université Al-Qods, Imad Abu Kishek, a pour sa part salué les efforts de la Chaire et réaffirmé la volonté de l’établissement de continuer à soutenir les initiatives académiques au service de la ville.
Deux interventions universitaires au programme
L’universitaire Abd El-Razeq Matani a présenté une intervention intitulée « La présence marocaine à Al-Qods et en Palestine : le monument, le waqf et l’Homme », consacrée aux dimensions historiques et sociales de cette présence. L’universitaire Samer Raddad a pour sa part présenté une intervention sur la « Géographie de la mémoire marocaine à Al-Qods : entre présence et exclusion », abordant la relation entre l’espace et la mémoire portée par ces monuments.
Une Chaire créée en mars 2025
La Chaire des études marocaines à l’Université Al-Qods a été créée le 2 mars 2025 à l’initiative de l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, en coopération avec l’Université et l’Association du Centre culturel marocain (Bayt Al-Maghrib). Elle est dédiée à l’étude et à la documentation des relations historiques, culturelles et humaines entre le Maroc, Al-Qods et la Palestine.



