Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national à la présidentielle, promet de couper l’aide financière à l’Ukraine dans les six mois suivant son éventuelle élection
Candidate du Rassemblement national à l’Élysée, Marine Le Pen s’est engagée à stopper les aides à l’Ukraine dans les six mois suivant une victoire. Elle refuse aussi l’entrée de Kiev dans l’Union européenne.

Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national (RN) à l’élection présidentielle de 2027, a annoncé que, si elle est élue, elle mettrait fin dans les six mois aux aides financières françaises en faveur de l’Ukraine, y compris à celles fournies par l’Union européenne (UE). Elle s’est exprimée dans un entretien publié le mercredi 14 octobre 2026 par le Financial Times.
Un message adressé à Volodymyr Zelensky
La candidate a dit vouloir prévenir le président ukrainien Volodymyr Zelensky de ce changement de cap. Elle a justifié sa position par les limites des capacités françaises : «nous ne pouvons pas faire davantage», a-t-elle déclaré. Le dispositif européen est visé au même titre que l’aide bilatérale, sans que les modalités de cet arrêt soient précisées.
Porte fermée à l’adhésion de Kiev
Marine Le Pen s’est dite catégoriquement opposée à l’entrée de l’Ukraine dans l’UE. Elle a avancé que cette adhésion pèserait sur l’agriculture française et sur les financements agricoles.
Sanctions européennes remises en cause
Sur le volet russe, la candidate a mis en doute l’efficacité des sanctions européennes contre Moscou. «Nous, l’UE, avons mené une guerre énergétique contre la Russie alors que nous n’avons pas d’énergie», a-t-elle affirmé. Interrogée sur la question de savoir si la Russie constitue la principale menace pour la sécurité européenne, elle a évité de répondre directement : «Vous savez, je ne suis pas dans la tête de M. Poutine».
Un positionnement de campagne
Marine Le Pen a annoncé sa candidature le 7 juillet et figure en tête des sondages avant le scrutin d’avril 2027. Elle prévoit de nommer Jordan Bardella, président du Rassemblement national, Premier ministre en cas de victoire. Sa condamnation pour détournement de fonds du Parlement européen, qu’elle conteste, peut encore être tranchée par la Cour de cassation avant le vote, et elle affirme qu’elle se présentera quelle que soit la décision. L’ancien Premier ministre Gabriel Attal a critiqué son projet de suspension des aides.



