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L’Istiqlal approuve à l’unanimité sa participation au prochain gouvernement

Le Conseil national du Parti de l'Istiqlal a approuvé à l'unanimité la participation du parti au prochain gouvernement, mandatant son secrétaire général Nizar Baraka pour négocier les modalités de cette participation avec le PAM.

Le Conseil national du Parti de l’Istiqlal a décidé samedi 3 octobre à Salé de mandater le secrétaire général du parti, Nizar Baraka, pour mener les négociations relatives à la participation au prochain gouvernement. Cette décision intervient conformément à ce que dictent l’intérêt de la Nation et des citoyens, ainsi que les aspirations légitimes du parti à être un acteur essentiel dans le processus d’édification des institutions, de modernisation économique et de développement social, indique le communiqué final ayant sanctionné les travaux de la session extraordinaire. Selon plusieurs médias marocains, le Conseil national a en réalité approuvé à l’unanimité le principe même de cette participation, en confiant à Nizar Baraka et à la commission exécutive du parti le soin d’en négocier les modalités avec la direction du Parti authenticité et modernité (PAM).

« L’intérêt suprême de la Nation », selon Abdeljebbar Rachidi

Le président du Conseil national du parti, Abdeljebbar Rachidi, a souligné que « le Parti de l’Istiqlal considère que là où réside l’intérêt suprême de la Nation, le parti s’y range et le défend », notant que le parti « exprime aujourd’hui sa disposition à contribuer à la dynamique de développement et de progrès du pays, et à soutenir son processus politique et démocratique ». La tenue de cette session extraordinaire, a-t-il poursuivi, reflète l’importance qu’accorde le Parti de l’Istiqlal au Conseil national et son souci de consacrer la pratique démocratique interne.

Des convergences relevées avec le programme du PAM

De son côté, Nizar Baraka a relevé que le maintien par le Parti de l’Istiqlal de sa position de premier plan sur l’échiquier politique n’est pas le fruit du hasard, mais plutôt l’aboutissement d’un cumul de réalisations accomplies par le parti, dont celles engrangées lors de sa participation au gouvernement précédent. Il a ajouté que la participation du parti à tout prochain gouvernement reste tributaire de l’intégration des engagements présentés dans son programme électoral au sein du programme gouvernemental, les qualifiant de contrat politique et moral avec les citoyens. Il a également évoqué l’existence de points de convergence entre le programme de l’Istiqlal et celui du PAM, notamment sur la lutte contre la corruption, notant que cette donnée doit être prise en considération dans le cadre des consultations en cours.

Une délégation déjà reçue par Fatima Zahra El Mansouri

Lors des premières consultations tenues le 30 septembre, l’Istiqlal, fort de ses 65 députés, avait dépêché une délégation conduite par Nizar Baraka et comprenant notamment Abdeljebbar Rachidi, Abdessamad Kayouh et Mohamed Ould Errachid, pour rencontrer la cheffe du gouvernement désignée.

Une coalition à deux encore loin de la majorité absolue

Une coalition limitée au seul duo PAM-Istiqlal totaliserait 162 sièges, à 36 sièges de la majorité absolue fixée à 198, contre 228 sièges pour l’ancienne coalition sortante PAM-RNI-Istiqlal. La session extraordinaire du Conseil national du Parti de l’Istiqlal a été consacrée à l’évaluation des résultats des élections législatives du 23 septembre 2026, et à la délibération sur la question de la participation du parti au prochain gouvernement.

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