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Législatives marocaines 2026: le PPS juge prématuré de se prononcer sur les alliances

Le secrétaire général du PPS a jugé prématuré de se prononcer sur d'éventuelles alliances gouvernementales, renvoyant cette décision à ses instances dirigeantes, tout en relativisant la portée du scrutin au vu du faible taux de participation.

Nabil Benabdallah, secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme (PPS), a estimé vendredi 25 septembre à Rabat qu’il était trop tôt pour son parti de se prononcer sur d’éventuelles alliances en vue de la prochaine coalition gouvernementale. « Nous devons laisser cette tâche à nos institutions, comme le bureau politique qui se réunit lundi, et à la commission centrale, pour décider des suites à prendre », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse organisée au siège du parti, en présence de responsables du PPS.

Une participation jugée insuffisante pour valider les résultats

Selon Nabil Benabdallah, le nombre réel de votants aurait dû s’élever à 28 millions d’électeurs, alors que seuls six millions ont accompli leur devoir électoral. Il en conclut que les partis vainqueurs ne peuvent se prévaloir que de ces six millions de voix, ce qui relativise selon lui la satisfaction affichée par certains. Il a par ailleurs condamné le recours à l’achat de voix par des candidats de partis fortunés.

Un score en retrait par rapport aux ambitions affichées

Le PPS avait exprimé, avant le scrutin, l’espoir de remporter une cinquantaine de sièges à la Chambre des représentants. Les résultats provisoires créditent finalement le parti de 19 sièges, contre 22 en 2021. Interrogé sur ce score, Nabil Benabdallah a d’abord évoqué le faible taux de participation.

Une question de la parité laissée en suspens

Prié de donner son avis personnel sur le choix éventuel d’une femme à la tête du gouvernement, Nabil Benabdallah a répondu : « Le parti attend d’y voir plus clair pour se prononcer, mais si vous me demandez mon avis, vous le connaissez : je suis un farouche militant pour les droits de la femme. Attendons donc ».

Un discours axé sur le « Maroc à deux vitesses »

Le secrétaire général du PPS a conclu en affirmant : « Nous avons présenté un programme électoral honnête, réaliste, qui répond aux aspirations des citoyens et, malgré ce score, nous continuerons à lutter en faveur des doléances des couches sociales, à savoir la liberté, la fierté, l’égalité des chances, les droits de la femme, la jeunesse et le Maroc à deux vitesses ».

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