Le nouveau ministre iranien de la Défense met en garde les États-Unis
Le Parlement iranien a investi Mehrdad Akhlaghi, visé par des sanctions de l’ONU, après huit mois de vacance du poste. Il promet des « dégâts considérables » en cas de nouvelle attaque américaine.

Le nouveau ministre iranien de la Défense, Mehrdad Akhlaghi, a prévenu dimanche 18 octobre 2026 qu’en cas de nouvelles attaques américaines, l’Iran répliquerait en causant des « dégâts considérables » au Moyen-Orient.
Son avertissement
« Que chacun se rassure : ils n’oseront très certainement pas nous attaquer. Mais s’ils le font, ils s’exposeront tout comme la région à des dégâts considérables », a-t-il déclaré devant la presse, à propos des Américains.
L’investiture
Mehrdad Akhlaghi a pris ses fonctions dimanche après un vote de confiance du Parlement, qui doit donner son aval à tout ministre et peut aussi le démettre. À 68 ans, il remplace après une vacance de huit mois le général Aziz Nassirzadeh, ministre depuis 2024, tué le 28 février, premier jour de la guerre au Moyen-Orient, dans l’attaque israélo-américaine contre l’Iran. Le poste était jusque-là occupé par intérim par un général des Gardiens de la Révolution, Majid Ebnelreza, adjoint du précédent ministre.
Cette attaque avait aussi coûté la vie au guide suprême Ali Khamenei, au chef d’état-major Abdolrahim Moussavi, au chef des Gardiens de la Révolution Mohammad Pakpour et au conseiller sécurité Ali Shamkhani. L’essentiel des décisions militaires revient au guide suprême Mojtaba Khamenei et aux Gardiens de la Révolution.
Un civil visé par des sanctions de l’ONU
Mehrdad Akhlaghi n’est pas un militaire. Il a travaillé 42 ans pour le ministère qu’il dirige désormais, et dirigeait depuis 2013 l’Organisation des industries de défense iraniennes, chargée de concevoir et fabriquer du matériel militaire. Il a longtemps travaillé dans les industries aérospatiale et balistique, selon les médias locaux. Il est visé depuis 2007 par des sanctions de l’ONU liées au programme balistique et nucléaire de l’Iran, et ses éventuels avoirs à l’étranger sont gelés.



