
Le ministre délégué auprès du chef du gouvernement chargé de l’Administration de la Défense nationale, Abdeltif Loudyi, a réaffirmé lundi 19 octobre 2026 à Casablanca la détermination du Maroc à renforcer la coopération avec les pays de l’Atlantique oriental en hydrographie et en cartographie marine, notamment pour la formation, le renforcement des capacités et l’échange d’expertise. Il s’exprimait à l’ouverture d’un séminaire régional d’introduction à la norme S-100 de l’Organisation hydrographique internationale (OHI).
Une vision royale pour l’espace atlantique
Cet engagement s’inscrit, a souligné Abdeltif Loudyi, dans la vision du Roi Mohammed VI de faire de l’espace atlantique africain un espace de paix, de stabilité et de prospérité partagée, en particulier avec les pays côtiers africains et atlantiques.
Le rôle du Maroc dans la Commission hydrographique
Le Maroc entend poursuivre son engagement actif au sein de la Commission hydrographique de l’Atlantique oriental (EAtHC), qu’il a présidée ces deux dernières années. Le ministre a réaffirmé sa disposition à travailler avec tous les pays de la Commission pour renforcer la coopération en hydrographie et en cartographie marine dans la région.
La transition vers la norme S-100
Dans cette transition, le soutien de l’OHI est particulièrement important pour faciliter l’adoption et la mise en œuvre progressive de la norme S-100 par les services hydrographiques de la région, en tenant compte des capacités et des besoins de chaque pays. Au-delà de sa dimension technique, cette transition peut contribuer à renforcer la sécurité de la navigation, à promouvoir l’interopérabilité des systèmes maritimes et à optimiser la navigation maritime.
Les autres interventions
Le contre-amiral Mohamed Tahin, inspecteur de la Marine royale, a souligné que le séminaire intervient à un moment décisif pour la communauté hydrographique internationale, qui passe à un nouveau modèle dynamique de produits hydrographiques. La réussite de cette transition dépendra de la capacité collective à préparer des personnels qualifiés, à adapter les structures organisationnelles et à développer les capacités techniques nécessaires, avec une coopération étroite entre services hydrographiques, institutions de formation, partenaires techniques et acteurs concernés.
Le ministre ghanéen des Transports, Joseph Bukari Nikpe, a déclaré que l’adoption du cadre S-100 « a marqué un tournant générationnel majeur ». Selon lui, la norme a transformé des données hydrographiques statiques en un outil dynamique d’aide à la décision en temps réel.




