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Le Maroc n’a pas cherché à convaincre la Russie avant le veto

Nasser Bourita s’est exprimé lors d’un entretien télévisé spécial, diffusé après la non-reconduction du mandat de la mission de l’ONU. Il affirme que Rabat connaissait la position de Moscou et n’a pas cherché à la faire changer.

Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a affirmé samedi 31 octobre que le veto de la Russie au projet américain sur le Sahara marocain n’a pas surpris le Maroc. Il s’exprimait lors d’un entretien télévisé spécial, après le veto russe et la non-reconduction du mandat de la MINURSO.

Un veto anticipé

Nasser Bourita affirme que le Maroc connaissait la position de Moscou avant le vote du Conseil de sécurité de l’ONU. Il indique que Rabat avait préparé sa stratégie en conséquence. Le projet américain avait recueilli onze voix pour. Il a été bloqué par le veto de la Russie.

Aucune démarche auprès de la Russie

Le chef de la diplomatie marocaine affirme que le Maroc n’a pas demandé à la Russie de revenir sur sa position. Il précise que Rabat n’a pas cherché à la convaincre, malgré des contacts avec son homologue russe, Sergueï Lavrov. Le Maroc a évalué les conséquences de la position russe pour ses intérêts, plutôt que de chercher à négocier un vote.

Passer de la gestion du conflit au changement des règles

Nasser Bourita présente la démarche du Maroc comme un passage de la gestion du conflit au changement des règles. Il voit dans le veto une occasion de remettre en question les règles de gestion du dossier à l’ONU. Il estime que les mécanismes créés dans d’autres circonstances doivent être réévalués, pour savoir s’ils aident à parvenir à un règlement ou s’ils contribuent à prolonger et à compliquer le différend.

Il affirme que le rôle du Conseil de sécurité et le mandat de la MINURSO doivent être examinés dans le cadre d’une révision plus large de l’approche de l’ONU.

La MINURSO et le cessez-le-feu

Le projet russe, qui prolongeait la mission d’un an sans changement, n’a recueilli que trois voix. La MINURSO se retrouve sans mandat à partir de minuit, heure de New York, le 31 octobre.

Nasser Bourita exclut toute expulsion de la mission. Il affirme que le Maroc coopérera avec l’ONU pour faciliter son départ, en accordant le temps et l’appui logistique nécessaires. Il estime que la mission a perdu sa raison d’être initiale.

Il affirme aussi que le Maroc soutient le cessez-le-feu de 1991 et le respecte, une position qu’il dit constante.

Vers une clôture du dossier à l’ONU

Le ministre affirme que le dossier avance rapidement vers sa clôture définitive aux Nations unies. Il déclare que le Maroc ne s’aventurera jamais dans l’inconnu, et exprime sa confiance dans la direction du Roi Mohammed VI.

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