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Le gouvernement français met en garde contre des aides massives face à la hausse des prix des carburants

Le prix du gazole A atteint un nouveau record en France, à près de 2,41 euros en moyenne.

Le gouvernement français a averti, dimanche, contre la mise en place d’aides généralisées pour faire face à la forte hausse des prix des carburants, estimant que de tels dispositifs pèseraient lourdement sur les finances publiques.

« Si vous faites des chèques en bois, à la fin ce sont les Français qui paient », a affirmé le ministre français des Comptes publics, David Amiel, cité par la presse française.

Alors que les prix à la pompe connaissent une nouvelle progression dans le contexte des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, l’exécutif français privilégie des mesures ciblées en faveur des ménages et des secteurs les plus exposés, plutôt qu’un dispositif généralisé.

« Dans les prochains jours, nous annoncerons des mesures d’accompagnement pour continuer de répondre aux conséquences du conflit » au Moyen-Orient, a promis David Amiel, écartant d’appliquer une subvention massive des prix à la pompe.

Cette position du gouvernement français intervient après une réunion tenue vendredi à l’Élysée autour du président Emmanuel Macron, consacrée notamment aux conséquences de la crise énergétique et à la hausse des prix des carburants. Plusieurs responsables politiques avaient appelé à des mesures de soutien renforcées en faveur du pouvoir d’achat.

L’exécutif rappelle que les précédents dispositifs généralisés de soutien aux carburants ont représenté un coût important pour les finances publiques.

Selon un rapport du Sénat, la remise générale à la pompe mise en place en 2022 avait coûté à elle seule 7,6 milliards d’euros à l’État.

En 2026, le gouvernement a ainsi privilégié des aides ciblées destinées notamment aux transporteurs routiers, aux agriculteurs, aux pêcheurs et aux actifs utilisant leur véhicule pour les déplacements professionnels. Le coût total des mesures exceptionnelles engagées pour répondre à la hausse des carburants pourrait dépasser 1,2 milliard d’euros pour l’État, selon le Sénat.

(avec MAP)

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