L’armée israélienne confirme une frappe en Syrie face à une « menace imminente »

L’armée israélienne a confirmé samedi avoir mené une frappe en Syrie en raison d’une « menace imminente » émergente contre Israël, visant un homme présenté comme un activiste terroriste.

Une frappe justifiée par une « menace immédiate »
L’armée israélienne (Tsahal) a confirmé avoir mené une frappe en Syrie en raison d’une menace imminente émergente contre Israël, a déclaré l’institution militaire samedi. Selon Tsahal, la frappe visait un activiste terroriste « qui préparait des attaques terroristes en phase finale de préparation ». « L’activité du terroriste représentait une menace immédiate pour nos forces », a précisé l’armée.

Un homme blessé à Beit Jinn
Les médias syriens ont rapporté que la frappe, survenue dans la localité de Beit Jinn, avait blessé une personne. Cette ville se situe à environ dix kilomètres de la frontière israélienne, dans le sud-ouest de la Syrie.

Un contexte de tensions croissantes avec la Syrie et la Turquie
Cette frappe intervient dans un climat de tensions régionales exacerbées entre Israël, la Syrie et la Turquie. Dans la nuit du 17 au 18 août, l’aviation israélienne avait déjà frappé la base aérienne militaire d’Abou al-Douhour, dans la province d’Idleb, au nord-ouest de la Syrie, où Israël affirmait que la Turquie prévoyait de déployer des forces. Le bureau du Premier ministre israélien avait alors averti que « Israël a répété à plusieurs reprises à la Syrie qu’un tel déploiement représenterait une menace pour la sécurité d’Israël. La Syrie a choisi d’ignorer ces avertissements. Israël ne tolérera aucune menace pour sa sécurité. » Les autorités syriennes avaient rejeté cette explication, affirmant n’avoir jamais eu de projet d’y établir une base militaire turque, une position réitérée par une source turque.

Un chef d’état-major sur le front syrien
Au lendemain de cette frappe sur la base d’Idleb, le chef d’état-major de l’armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, s’était rendu dans la zone tampon sous contrôle israélien dans le sud de la Syrie, affirmant que Tsahal « ne permettra pas à des forces hostiles de s’établir le long de nos frontières » et qu’elle « saura utiliser sa puissance précisément là où et quand cela sera nécessaire ». Israël maintient une présence militaire dans cette zone, dont le sommet du mont Hermon, depuis la chute du régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

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