En directInternational

Aucun candidat ne fait consensus pour succéder au secrétaire général de l’ONU

Le vote indicatif du 16 octobre ne dégage aucun favori accepté des cinq membres permanents. La Costaricaine Rebeca Grynspan arrive en tête avec neuf voix favorables.

Les grandes puissances n’ont pas désigné de favori vendredi 16 octobre 2026, au Conseil de sécurité à New York, pour succéder à Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU. Chacun des sept candidats a reçu au moins un vote négatif de l’un des cinq membres permanents : États-Unis, Chine, Russie, France et Royaume-Uni. Le mandat d’Antonio Guterres, 77 ans, s’achève le 31 décembre.

Vote indicatif à huis clos, avec les membres permanents en couleur

Les quinze membres du Conseil ont attribué anonymement à chaque candidat une mention : « encourage », « décourage » ou « sans opinion ». Pour la première fois depuis le début du processus, le vote des cinq membres permanents apparaissait en couleur. Le scrutin reste indicatif : le Conseil de sécurité recommande un candidat, que l’Assemblée générale nomme.

Rebeca Grynspan en tête, Rafael Grossi et Carolyn Rodrigues-Birkett derrière

Rebeca Grynspan, 70 ans, qui dirigeait la CNUCED, l’agence de l’ONU pour le Commerce et le Développement, arrive en tête avec neuf « encourage », cinq « décourage », dont deux de membres permanents, et un « sans opinion ».

Rafael Grossi, 65 ans, directeur général de l’AIEA, obtient huit « encourage », six « décourage », dont deux de membres permanents, et un « sans opinion ». Carolyn Rodrigues-Birkett, 53 ans, ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana, obtient 8-6-1.

Olara Otunnu, 76 ans, ancien représentant spécial de l’ONU pour les enfants et les conflits armés, recueille 4-10-1. L’ancien président du Sénégal Macky Sall, 64 ans, obtient 5-10-0. María Fernanda Espinosa, 62 ans, ancienne ministre des Affaires étrangères et de la Défense de l’Équateur, obtient 3-9-3. La diplomate équatorienne Ivonne A-Baki, 75 ans, ferme la marche avec 1-14-0.

Nouveaux candidats possibles

Un nouveau postulant peut se déclarer à tout moment. Les noms de Nikolaï Mladenov, haut représentant pour Gaza du « Conseil de paix » mis en place par Donald Trump, et de Lana Nusseibeh, ministre d’État des Émirats arabes unis, circulent. En 1996, Kofi Annan, qui n’était pas candidat au départ, avait été élu secrétaire général.

Washington réclame une réforme et moins de bureaucratie

Mike Waltz, représentant permanent des États-Unis à l’ONU, a déclaré que chaque pays est libre de présenter d’autres candidats. Il a fixé la feuille de route de Washington : « Il faut une réforme des opérations de maintien de la paix, une réforme budgétaire, et davantage de rigueur (…) Réduisons la bureaucratie. Réduisons les frais de structure ».

Une tradition géographique, pas toujours respectée, réserve cette fois le poste à l’Amérique latine. De nombreux pays plaident aussi pour qu’une femme dirige l’ONU pour la première fois. Les États-Unis disent comprendre le souhait de rotation régionale et réclament avant tout le meilleur candidat.

Une ONU en difficulté

L’organisation traverse l’une des périodes les plus difficiles de son histoire, entre multiplication des conflits, graves difficultés financières et remise en cause du multilatéralisme. Le mois dernier, Antonio Guterres faisait le constat que « chaque jour, les choses empirent un peu ».

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page