Au Yémen, les milices houthies recensent trois morts dans des frappes saoudiennes
Les milices affirment aussi qu’une vingtaine de frappes ont visé Mokha depuis le matin. Elles font état de morts et de blessés dans une cimenterie du district de Hamdan, des bilans non vérifiés de façon indépendante.

Les milices houthies du Yémen, soutenues par l’Iran, ont fait état samedi 24 octobre de frappes saoudiennes sur Sanaa, la capitale qu’elles tiennent, et sur la ville côtière de Mokha, qu’elles contrôlent. Elles recensent trois morts et des blessés à Sanaa.
La chaîne de télévision des milices a rapporté « une série de frappes de l’ennemi saoudien visant la capitale Sanaa ». Elle a aussi évoqué une vingtaine de frappes sur Mokha depuis le matin.
Elle a fait état de plusieurs morts et blessés dans une frappe sur une cimenterie du district de Hamdan, dans le gouvernorat de Sanaa. Ces bilans émanent uniquement des milices houthies.
Une escalade depuis l’été
La guerre s’est rallumée au Yémen après des années d’accalmie relative, depuis la trêve onusienne de 2022. Les milices houthies ont déclaré en juillet un blocus naval visant l’Arabie saoudite. Elles ont pris Mokha le 10 septembre, une ville tenue jusque-là par des forces soutenues par Riyad.
Début octobre, elles ont déjà fait état de 94 puis de 106 frappes saoudiennes en 24 heures, des chiffres que l’Arabie saoudite n’a pas confirmés. Le 15 octobre, elles ont mené une attaque de missile meurtrière contre le palais présidentiel d’Aden, siège provisoire du gouvernement yéménite. L’Arabie saoudite accuse l’Iran d’être à l’origine de l’escalade.



