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Accusé de colonialisme, Benjamin Netanyahou retourne l’accusation contre Paris et Londres

Le Premier ministre israélien a retourné contre la France et le Royaume-Uni les accusations de colonialisme visant Israël, lors de son discours à l'Assemblée générale de l'ONU.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a visé la France jeudi 24 septembre devant l’Assemblée générale de l’ONU à New York. « Ils accusent Israël de colonialisme. Et qui nous accuse ? Parmi eux, des personnes au Royaume-Uni et en France. Mais pour l’amour de Dieu, ce sont eux qui ont inventé le terme ! Leurs colonies s’étendaient sur toute la planète. Du colonialisme ? Laissez-nous tranquilles ! », a-t-il déclaré.

Une charge élargie à d’autres partenaires occidentaux

Cette sortie s’inscrit dans un discours plus large où Benjamin Netanyahou a également visé le Royaume-Uni au sujet de son interdiction commerciale récemment annoncée sur les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée, ainsi que la Turquie et le maire de New York, Zohran Mamdani, qualifié d’« antisémite ». Le chef du gouvernement israélien a comparé la taille du territoire israélien à celle du monde arabe, affirmant qu’Israël occupe « environ un tiers de 1 % de la masse continentale de l’ensemble du monde arabe », avant de dénoncer les accusations de colonialisme portées contre lui.

Un discours prononcé à un mois des élections

Cette intervention intervient à un mois des élections législatives israéliennes prévues le 27 octobre, dans lesquelles Benjamin Netanyahou est donné perdant par les sondages. Son discours a été précédé du départ de dizaines de délégués de la salle, un geste qu’il a qualifié de lâcheté morale, et accompagné à New York de manifestations ayant donné lieu à une centaine d’interpellations, selon la police new-yorkaise.

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