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Le Maroc plaide pour un soutien durable à la reconstruction post-conflit en Afrique

Le Maroc a demandé lundi à l’Union africaine un soutien coordonné et durable aux pays sortant de conflits. Il a mis en avant le Processus de Tanger.

Le Maroc a appelé lundi 2 novembre, devant le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA), à Addis-Abeba, à renforcer l’accompagnement des pays sortant de conflits, par un soutien régional et international coordonné, prévisible et durable. Il vise à prévenir le retour à la violence et à favoriser le développement du continent.

Un soutien qui respecte les priorités nationales

L’ambassadeur, représentant permanent du Royaume auprès de l’UA et de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, Mohamed Arrouchi, s’exprimait lors d’une réunion consacrée à la reconstruction et au développement post-conflit en Afrique. Il a souligné que cet appui doit accompagner les efforts nationaux, respecter les priorités définies par les autorités de chaque pays et éviter la dispersion des initiatives.

Il a précisé que la complémentarité entre les mécanismes de financement existants doit permettre de mieux répondre aux besoins nationaux et d’assurer la continuité du soutien pendant les périodes de transition.

Inscrire la reconstruction dans la durée

Le diplomate a insisté sur la nécessité d’inscrire les programmes de reconstruction dans la durée et de garantir des résultats tangibles pour les populations. Il a estimé que le traitement des causes profondes des conflits est une condition essentielle pour éviter leur résurgence.

Il a rappelé la conviction du Maroc quant à l’interdépendance entre la paix, la sécurité et le développement : une paix durable ne peut être dissociée du développement économique, lequel ne peut être durable dans un contexte d’instabilité et de violence.

Le Processus de Tanger

Cette approche est portée par le Processus de Tanger sur le nexus paix, sécurité et développement, qui s’inscrit dans l’engagement du Royaume en faveur du bien-être et de la prospérité des populations africaines. Consacré par la Déclaration de Tanger adoptée en octobre 2022, puis entériné par le Sommet des chefs d’État et de gouvernement en février 2023, ce processus met en avant la nécessité de traiter conjointement les dimensions politiques, sécuritaires et économiques des crises, a rappelé Mohamed Arrouchi.

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