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La Russie regrette la fin du mandat de la MINURSO et accuse Washington

Le ministère russe des Affaires étrangères regrette la fin du mandat de la MINURSO et accuse les États-Unis d’avoir réduit ses pouvoirs. Moscou dit rester en contact avec Alger et Rabat.

La Russie a regretté dimanche 1er novembre la fin du mandat de la MINURSO, la mission des Nations unies au Sahara marocain, et a attribué la responsabilité de cette situation aux États-Unis. La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a défendu la position de Moscou au Conseil de sécurité de l’ONU, où la Russie a opposé son veto au projet américain vendredi.

Washington accusé de précipiter le règlement

Maria Zakharova a regretté la fin de la base juridique de la présence de la mission. Elle a affirmé que Washington avait cherché à accélérer artificiellement le règlement du différend, en poussant à une réduction nette des pouvoirs de la MINURSO, y compris l’abandon de l’organisation d’un référendum. Elle a aussi déclaré que les États-Unis s’étaient opposés à une prolongation du précédent mandat, ce qui plaçait la mission, a-t-elle dit, « au bord de la suppression ».

Moscou a affirmé ne pas pouvoir soutenir des efforts qui priveraient le peuple sahraoui de son droit d’exprimer sa volonté, selon les termes de la diplomatie russe.

Des contacts maintenus avec Alger et Rabat

La porte-parole a déclaré que la Russie reste en contact étroit avec ses partenaires algériens, ainsi qu’avec le Maroc et les autres parties concernées, au sujet de ce dossier. Elle a reconnu que les désaccords persistent et qu’aucune formule finale de règlement n’a été arrêtée. Moscou dit espérer la poursuite des efforts politiques et qu’une solution soit trouvée, sans préciser laquelle.

Les arguments déjà avancés au Conseil de sécurité

Après le vote, l’ambassadeur de la Russie auprès de l’ONU, Vassili Nebenzia, avait justifié le veto en affirmant que le projet américain aurait pu entraîner un recul de l’ensemble du processus. Il avait estimé que tout règlement final doit être acceptable à la fois pour le Maroc et pour le Front Polisario, et qu’imposer des termes sans consultation approfondie ne fonctionnerait pas. Il avait reproché aux États-Unis de vouloir limiter le règlement au plan d’autonomie marocain. Il avait aussi jugé que le retrait de la référence au référendum du nom de la mission trahirait les habitants des camps de Tindouf et les Sahraouis d’ailleurs. Il avait présenté le veto comme un « veto du salut ».

La MINURSO est entrée en liquidation dimanche. Le Maroc avait déjà salué le non-renouvellement du mandat, par un communiqué de son Cabinet royal.

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