Rabat marque le premier anniversaire de la Fête de l’Unité
Organisée par le ministère de la Jeunesse, de la Culture et des Sports, la soirée a retracé l’histoire de la bayâa. La cheffe du gouvernement et le président de la Chambre des représentants y assistaient.

Le Théâtre national Mohammed V de Rabat a accueilli samedi 31 octobre au soir une soirée artistique célébrant le premier anniversaire de la Fête de l’Unité, instituée par le Roi Mohammed VI. Elle s’est tenue en présence de la cheffe du gouvernement marocain, Fatima Ezzahra El Mansouri, du président de la Chambre des représentants, Ahmed Touizi, de plusieurs membres du gouvernement, ainsi que de personnalités diplomatiques et politiques.
« De l’allégeance à l’unité »
L’événement, organisé par le ministère de la Jeunesse, de la Culture et des Sports, a présenté un spectacle intitulé « De l’allégeance à l’unité ». Il retrace les étapes de la bayâa, le serment d’allégeance qui unit les tribus sahraouies au Trône alaouite. À travers des fresques historiques, des événements et des documents, l’œuvre passe en revue les liens entre les tribus sahraouies et les souverains alaouites jusqu’à l’époque actuelle.
Le spectacle met aussi en lumière la contribution de la femme marocaine à l’histoire du Royaume et à la défense de son indépendance. Il cite Malika El Fassi, seule femme signataire du Manifeste de l’indépendance, et Touria Chaoui, première femme pilote du Maroc.
Il s’arrête également sur plusieurs moments de l’histoire contemporaine du Maroc, notamment la nomination de Fatima Ezzahra El Mansouri à la tête du gouvernement. Elle est la première femme à occuper ce poste dans l’histoire du Royaume.
Une célébration inscrite dans l’actualité du dossier
Dans une déclaration à la presse, le ministre délégué chargé de la Jeunesse, Salah Eddine Abkari, a souligné que la cérémonie célèbre le premier anniversaire de la Fête de l’Unité. Il a indiqué qu’elle s’inscrit dans le sillage des récents développements de la question du Sahara marocain. Il a affirmé que ces développements reflètent un large consensus international en faveur de l’initiative marocaine d’autonomie, qu’il présente comme l’unique solution à ce qu’il qualifie de différend artificiel.
Salah Eddine Abkari a ajouté que le spectacle retrace le parcours national, de l’allégeance des tribus sahraouies à la Fête de l’Unité. Il met en lumière, selon lui, les étapes de l’action diplomatique marocaine, sous la conduite du Roi Mohammed VI.
Le metteur en scène du spectacle, Amine Nassour, a indiqué que l’œuvre réunit des artistes issus de différentes sensibilités artistiques et de plusieurs régions du Royaume. Elle s’appuie sur des documents et des repères de l’histoire du Maroc pour restituer ces liens et mettre en évidence l’unité du Royaume, de Tanger à Lagouira.



