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La Libye rejette les insultes de Trump et défend sa souveraineté

Donald Trump a ciblé la Libye, le Yémen, Haïti et la Somalie lors d’un meeting en Géorgie. Le Premier ministre libyen Abdelhamid Dbeibah y voit une instrumentalisation dans les joutes électorales.

Le président américain Donald Trump a qualifié de pays de merde (« shithouse countries ») la Libye, le Yémen, Haïti et la Somalie, samedi 24 octobre lors d’un meeting pour des candidats républicains à Perry, en Géorgie. Le Premier ministre libyen, Abdelhamid Dbeibah, a répondu en rejetant toute insulte contre son pays.

Les propos de Donald Trump

Donald Trump visait le sénateur démocrate de Géorgie Jon Ossoff, qu’il accuse d’avoir parrainé un projet de loi accordant le statut de protection temporaire (TPS) à Haïti. Il a affirmé que ce texte ferait venir des « armées » de migrants de pays infestés de terroristes, qu’il a cités : la Libye, le Yémen, Haïti et la Somalie. Il a rappelé avoir demandé à des sénateurs démocrates pourquoi les États-Unis accueillent toujours des personnes de tels pays, plutôt que de Norvège. Ces propos interviennent à quelques jours des élections de mi-mandat du 3 novembre.

La réponse de Tripoli

Abdelhamid Dbeibah, qui dirige le gouvernement d’union nationale basé à Tripoli et reconnu par l’ONU, a réagi sur ses comptes officiels des réseaux sociaux. La Libye est un État souverain, et nous rejetons toute insulte à son encontre, a-t-il écrit, en rappelant les lourds sacrifices du peuple libyen dans la lutte contre le terrorisme.

Il a affirmé que son gouvernement veille à ses relations avec les États-Unis sur la base du respect mutuel. Il a ajouté que la Libye n’acceptera pas que sa dignité et celle de son peuple soient instrumentalisées dans les joutes électorales. Il a appelé à une coopération entre États fondée sur le respect de la souveraineté nationale, loin du langage de l’insulte.

Une expression déjà employée en 2018

En janvier 2018, Donald Trump avait qualifié Haïti et des pays africains de « shithole countries » lors d’une réunion avec des sénateurs, avant de démentir. Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme avait jugé ces propos « racistes ». Donald Trump a confirmé en décembre 2025, lors d’un meeting en Pennsylvanie, avoir employé cette expression.

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