Le chef du pouvoir judiciaire iranien annonce avoir rencontré le guide suprême
Mojtaba Khamenei n’est apparu en public ni lors de sa désignation, le 8 mars, ni depuis. Ni la date ni le lieu de la rencontre n’ont été révélés.

La justice iranienne a annoncé samedi 24 octobre que son chef, Gholam Hossein Mohseni Ejeï, a eu une rare rencontre avec le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, qui n’est toujours pas apparu en public depuis son arrivée au pouvoir.
Les deux dirigeants ont abordé la protection des droits publics, la lutte contre la corruption et les obstacles qui y sont liés. Ils ont aussi évoqué l’indemnisation des préjudices matériels et moraux liés, dans les termes de la justice iranienne, aux « crimes commis par les criminels américano-sionistes ». Le site internet du pouvoir judiciaire a publié ces précisions.
Un guide suprême absent depuis sa désignation
Mojtaba Khamenei a été désigné le 8 mars par l’Assemblée des experts pour succéder à son père, l’ayatollah Ali Khamenei, tué le 28 février lors des frappes américano-israéliennes sur Téhéran, qui ont déclenché la guerre au Moyen-Orient. Il n’était pas présent lors de l’annonce de sa désignation : une silhouette en carton à son effigie a été présentée au public. Son premier discours, le 12 mars, a été lu à la télévision d’État par une présentatrice.
Depuis, il n’a fait aucune apparition publique et n’a communiqué que par des messages écrits, dont certains ont été publiés sous une forme manuscrite qui lui est attribuée. Il était absent des funérailles de son père, début juillet. Avant la guerre, il apparaissait déjà rarement en public. Ni la date ni le lieu de sa rencontre avec Gholam Hossein Mohseni Ejeï n’ont été révélés, comme pour d’autres rencontres rapportées précédemment.
Un état de santé décrit de façon contradictoire
Mojtaba Khamenei a été blessé lors de l’attaque du 28 février. Le porte-parole du ministère iranien de la Santé a parlé fin mai de blessures superficielles au visage, à la tête et aux jambes. À Washington, le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, l’a décrit le 13 mars comme « blessé et probablement défiguré », et le président Donald Trump comme « très gravement blessé » fin août. Trois sources proches de son entourage ont décrit à une agence de presse un visage défiguré et une blessure grave à une ou deux jambes. Les autorités iraniennes n’ont publié aucune photo, vidéo ni enregistrement audio permettant d’établir son état.
Des rencontres annoncées sans images
Le mercredi 21 octobre, la télévision d’État a annoncé que le président du Parlement et négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, l’avait rencontré pour discuter des derniers développements de la guerre avec les États-Unis. Elle n’a précisé ni la date ni le lieu et n’a diffusé aucune photo ni vidéo. En mai, la télévision d’État avait déjà annoncé une rencontre avec le chef du commandement des forces armées, Ali Abdollahi.



