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Les Émirats proposent Lana Nusseibeh au poste de secrétaire général de l’ONU

Les Émirats arabes unis présentent la candidature de Lana Nusseibeh, haute responsable de leur diplomatie, à la tête de l’ONU. Aucun candidat actuel ne fait consensus.

Les Émirats arabes unis ont présenté mercredi 21 octobre 2026 la candidature au poste de secrétaire général de l’ONU de Lana Nusseibeh, une haute responsable de leur ministère des Affaires étrangères, alors qu’aucun des candidats actuels ne fait consensus pour succéder à Antonio Guterres.

La candidate

« Je suis candidate au poste de secrétaire général car j’estime que le moment est venu d’agir avec une plus grande urgence : intervenir plus tôt, rassembler les individus par-delà leurs différences et avancer jusqu’à l’obtention de résultats concrets », a déclaré Lana Nusseibeh dans un communiqué. Elle était jusque-là secrétaire d’État au ministère émirati des Affaires étrangères et envoyée spéciale auprès de l’ONU et de l’Union européenne. Entre 2013 et 2024, elle avait été ambassadrice des Émirats auprès des Nations unies.

Un dernier vote indicatif sans consensus

Lors du dernier scrutin indicatif, tenu vendredi 16 octobre, aucun des sept candidats n’a échappé à un vote négatif de l’une des cinq puissances disposant du droit de veto (Grande-Bretagne, France, États-Unis, Chine, Russie) parmi les quinze membres du Conseil de sécurité. L’ancien président sénégalais Macky Sall a ensuite retiré sa candidature. La Costaricaine Rebeca Grynspan, 70 ans, qui dirigeait la Cnuced, est arrivée en tête, suivie de l’Argentin Rafael Grossi, 65 ans, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, puis de Carolyn Rodrigues-Birkett, 53 ans, ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana. Les autres candidats sont l’Ougandais Olara Otunnu et les Équatoriennes Maria Fernanda Espinosa et Ivonne A-Baki. Un nouveau postulant peut se déclarer à tout moment du processus.

Les enjeux

Selon une tradition géographique pas toujours respectée, l’Amérique latine revendique cette fois le poste. De nombreux pays poussent aussi pour qu’une femme prenne pour la première fois la tête de l’ONU. Le premier vote indicatif, le 30 juillet, avait placé Rebeca Grynspan en tête avec 10 votes « encourage » sur 15, selon Reuters. Le mandat d’Antonio Guterres s’achève fin 2026. Ce scrutin intervient alors que l’ONU traverse l’une des périodes les plus difficiles de son histoire, le multilatéralisme qu’elle défend étant largement mis à mal, y compris par des pays qui le défendaient jusqu’alors, comme les États-Unis. Elle fait aussi face à une multiplication des conflits et à de graves difficultés financières.

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