Alger condamne l’ouverture de l’ambassade de Colombie à Jérusalem, qualifiée d’atteinte flagrante au droit international
L’Algérie a condamné l’ouverture d’une ambassade de Colombie à Jérusalem. Elle y voit une violation du droit international et appelle le Conseil de sécurité à intervenir.

L’Algérie a condamné et dénoncé la décision du gouvernement colombien d’ouvrir une ambassade dans la ville occupée de Jérusalem. Le ministère algérien des Affaires étrangères a exprimé cette position dans un communiqué daté du 14 octobre 2026.
Une démarche jugée illégitime
Alger qualifie cette décision de «mesure regrettable et rejetée», qui s’inscrit dans les tentatives, qu’elle juge illégitimes et répétées, de modifier le statut juridique et historique de Jérusalem et d’imposer un fait accompli. Le communiqué y voit une violation flagrante du droit international et des résolutions internationales pertinentes.
Le principe de deux États mis en cause
Le ministère algérien affirme que cette démarche affaiblit la solution à deux États, entérinée par la communauté internationale. Il estime qu’elle contribue à attiser le conflit dans la région et nuit aux efforts en faveur d’une paix durable et globale au Moyen-Orient.
Appel au Conseil de sécurité
Alger renouvelle son appel à la communauté internationale, en particulier au Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU), pour qu’elle assume ses responsabilités juridiques, morales et historiques. Elle demande une action urgente afin de mettre un terme aux politiques répétées visant à imposer de nouveaux faits accomplis illégitimes dans les territoires palestiniens occupés.
Un statut défini par les résolutions onusiennes
La question du statut de Jérusalem fait l’objet de résolutions du Conseil de sécurité depuis des décennies. La résolution 478, adoptée en 1980, a appelé les États à retirer leurs missions diplomatiques de la ville.



