Les opérations sont suspendues à l’aéroport de Riyad après une attaque imputée aux Houthis qui fait des dizaines de blessés
Les opérations sont suspendues samedi 10 octobre à l'aéroport de Riyad après une attaque imputée aux Houthis, qui a fait des dizaines de blessés, dont certains dans un état grave. Plusieurs ambassades occidentales recommandent à leur personnel d'éviter l'aéroport pendant une semaine.

Les opérations ont été suspendues samedi 10 octobre à l’aéroport de Riyad après une attaque imputée aux combattants houthis soutenus par l’Iran. Elle a fait des dizaines de blessés, dont certains dans un état grave. Une source diplomatique et des sources médicales l’indiquent. Une source diplomatique précise qu’un missile a frappé l’aéroport vers 15h.
Des dizaines de blessés, des médecins appelés d’urgence
Les médecins ont été appelés d’urgence dans les hôpitaux de la capitale saoudienne, un fait rare. Une source médicale à Riyad rapporte qu’on lui a indiqué faire face à une situation d’urgence grave et que de nombreux blessés sont dans un état critique. Une autre source médicale indique que les blessés sont pour la plupart des ressortissants saoudiens, et qu’au moins cinq d’entre eux, tous saoudiens, sont en soins intensifs. Deux médecins précisent que plusieurs pèlerins figurent parmi les blessés. Ils attendaient d’embarquer sur un vol à destination de Jeddah, près de La Mecque. Un passager qui attendait un vol près du terminal touché témoigne : J’ai vu des blessés. Tout le monde courait.
L’autorité saoudienne de l’aviation civile a reconnu une attaque et fait état d’un certain nombre de blessés. Elle a annoncé la suspension temporaire des opérations, le temps d’évaluer les dégâts et de vérifier la sécurité des installations. Les Houthis n’ont pas revendiqué de frappe sur l’aéroport dans l’immédiat.
Plusieurs ambassades occidentales déconseillent l’aéroport pendant une semaine
Un diplomate occidental indique que plusieurs ambassades occidentales ont recommandé à leur personnel d’éviter l’aéroport pendant une semaine.
Des attaques d’une ampleur sans précédent depuis 2014
L’ampleur et la fréquence des attaques visant Riyad ces derniers jours sont sans précédent depuis 2014, début de la guerre au Yémen. Les Houthis avaient revendiqué mercredi et jeudi des frappes contre l’aéroport. L’autorité saoudienne de l’aviation civile a fait état de trois morts et de 36 blessés dans les attaques des 6 et 7 octobre contre les aéroports d’Abha et de Riyad, dont une ressortissante marocaine tuée à Abha. Ces frappes surviennent peu avant la grande conférence annuelle sur l’investissement qui se tient en octobre dans le royaume.
Donald Trump n’exclut pas des frappes américaines
Interrogé samedi à la Maison Blanche sur une éventuelle participation de Washington aux frappes contre les Houthis, le président américain Donald Trump a répondu : C’est possible. Nous allons examiner la question. Il a ajouté que l’attaque venait d’être connue et qu’une décision serait prise rapidement. Le royaume a demandé plusieurs fois récemment l’aide des États-Unis pour contrer les Houthis.
Bab el-Mandeb : des revendications contradictoires
Les Houthis ont lancé en septembre une offensive éclair au Yémen, où ils ont pris le littoral de la mer Rouge et renforcé leur emprise sur le détroit de Bab el-Mandeb, ce qui a déclenché une contre-offensive des forces yéménites. Des sources militaires du camp gouvernemental indiquent que ces forces ont progressé dans la zone, sans sécuriser la voie maritime. Hizam al-Asad, membre du bureau politique des Houthis, affirme : Nos forces maintiennent le contrôle de Bab el-Mandeb, de l’île de Mayyoun et des autres zones. Une source militaire du camp gouvernemental avait fait état vendredi d’une vaste opération pour reprendre le détroit. Ces affirmations ne peuvent pas être vérifiées de manière indépendante. Le détroit a gagné en importance depuis que Téhéran a imposé des restrictions à la navigation dans celui d’Ormuz.



