Le Timor-Leste accueille favorablement la proposition marocaine, à l’ONU
Devant l'Assemblée générale de l'ONU, le président du Timor-Leste a salué la proposition marocaine et la résolution 2797 comme une opportunité de dialogue, une inflexion notable pour un pays dont l'histoire est étroitement liée à l'autodétermination.

Le président du Timor-Leste, José Ramos-Horta, a affirmé devant la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU que son pays accueille favorablement la proposition marocaine et la récente résolution du Conseil de sécurité comme une opportunité de dialogue sur le dossier du Sud du Maroc. « Concernant le Sahara occidental, nous saluons la proposition marocaine et la récente résolution du Conseil de sécurité comme une opportunité de dialogue », a-t-il déclaré, selon le texte officiel de son discours diffusé par l’agence timoraise TATOLI. « Comme pour toute situation de cette nature, les populations les plus directement concernées doivent être consultées sur leur statut futur. Nous espérons qu’un règlement juste et global sera trouvé entre les autorités marocaines et le Front Polisario », a-t-il ajouté.
Une position à contre-courant de l’histoire timoraise
Cette prise de position marque une évolution notable au regard du parcours personnel de José Ramos-Horta et de l’histoire de son pays. Colauréat du prix Nobel de la paix en 1996 pour son combat en faveur de l’autodétermination du Timor oriental face à l’occupation indonésienne, il avait par le passé explicitement rapproché les cas du Sud du Maroc et du Timor oriental comme deux échecs marquants du processus de décolonisation, désignant les deux peuples comme de simples « notes de bas de page de l’Histoire ». Le Timor-Leste avait par ailleurs figuré, ces dernières années encore, parmi les pays exprimant à l’ONU leur soutien au droit à l’autodétermination du peuple sahraoui, aux côtés du Nicaragua, du Venezuela ou de l’Afrique du Sud.
Un pays né d’un référendum d’autodétermination en 1999
Le Timor-Leste a lui-même accédé à l’indépendance à l’issue d’un référendum d’autodétermination organisé en 1999, après une occupation indonésienne. Le jeune État a ensuite traversé de graves crises internes, notamment celle de 2006, qui avait contraint José Ramos-Horta à démissionner de son poste de ministre des Affaires étrangères et nécessité un nouveau déploiement de forces internationales dans le pays.




