Le Rassemblement national et l’UDR créent pour la première fois un groupe au Sénat
Pour la première fois sous la Ve République, le Rassemblement national et ses alliés de l'UDR ont réuni assez de sénateurs pour constituer un groupe parlementaire au Palais du Luxembourg.

Pour la première fois, le Rassemblement national et ses alliés de l’UDR vont pouvoir constituer un groupe au Sénat après avoir franchi le seuil des 10 sénateurs requis à l’issue des élections sénatoriales tenues dimanche 27 septembre. Avec 11 nouveaux sénateurs élus ce dimanche, le RN et l’UDR disposent désormais de 14 membres au total, largement au-dessus du seuil minimal fixé par le règlement du Sénat pour former un groupe politique.
Une présence quasi inexistante il y a encore trois ans
Cette avancée marque une rupture nette avec la situation antérieure du parti à la chambre haute. Après les élections sénatoriales de 2023, le RN n’était parvenu à faire élire que 3 sénateurs, un score jugé insuffisant pour constituer un groupe. Auparavant, le parti avait même été totalement absent du Sénat entre 2022 et 2023, après le départ de son unique sénateur, Stéphane Ravier, pour Reconquête.
Un scrutin qui renouvelle la moitié de la chambre haute
Les élections sénatoriales du 27 septembre portaient sur 178 des 348 sièges du Sénat, répartis dans 63 départements ainsi que dans la circonscription des Français établis hors de France, au titre de la série 2 du renouvellement triennal de l’institution. Ce scrutin, le dernier avant l’élection présidentielle, se déroule par un collège de grands électeurs, composé à 95 % de maires.
L’UDR, allié du RN depuis 2024
L’Union des droites pour la République (UDR), présidée par Éric Ciotti, s’est constituée en 2024 après une scission des Républicains, et s’est depuis alliée au Rassemblement national. Avant ce scrutin, le Sénat était composé de trois groupes principaux, les Républicains, les Socialistes et l’Union centriste, ainsi que de six groupes mineurs, la chambre restant majoritairement orientée à droite et au centre droit.
Un « coup d’accélérateur » à sept mois de la présidentielle
Selon des commentaires politiques recueillis sur le plateau de Public Sénat, cette percée est présentée comme un « coup d’accélérateur pour la présidentielle » pour le parti de Marine Le Pen, à sept mois du scrutin présidentiel.



