L’ex-général Eisenkot appelle à chasser « le pire gouvernement » d’Israël
Le principal rival de Netanyahou a voté à Herzliya et demande de remplacer le gouvernement « dès ce soir ». À la mi-journée, la participation est la plus élevée depuis 1977.

Le centriste Gadi Eisenkot, principal rival du Premier ministre Benjamin Netanyahou aux législatives, a appelé mardi 27 octobre les électeurs à chasser du pouvoir le pire gouvernement qu’ait connu Israël depuis la création de l’État. L’ancien chef d’état-major s’exprimait à la sortie du bureau de vote de Herzliya, au nord de Tel-Aviv, où il a voté avec son épouse Hannah, entouré d’une foule nombreuse.
Un appel à ne pas se décourager
Le chef du parti Yashar a invité tous les citoyens à aller voter, à ne pas se laisser décourager par la chaleur ou les perturbations et à garder leur objectif en tête : remplacer le gouvernement dès le soir même. Il a aussi demandé de ne pas se laisser impressionner par ce qu’il présente comme les tactiques d’intimidation de Netanyahou. Il avait visité plus tôt le kibboutz Nir Oz, durement touché par l’attaque du 7 octobre 2023.
Une participation record
La participation atteignait 16,68 % à 10 h, heure locale, le niveau le plus élevé à ce stade depuis 1981, a indiqué la Commission électorale centrale. À midi, 31,5 % des électeurs avaient voté, soit plus de 2,3 millions de personnes sur environ 7,3 millions d’inscrits, le chiffre le plus haut à cette heure depuis 1977. Les bureaux de vote, ouverts depuis 7 h, ferment à 22 h, et resteront ouverts pour les électeurs encore dans la file à cette heure. Les principales chaînes de télévision publieront leurs projections à la fermeture, et les résultats officiels seront connus dans les jours suivants.
Netanyahou a voté à Jérusalem
Le Premier ministre, 77 ans, a voté à Jérusalem en appelant ses concitoyens à « bien voter ». Il est au pouvoir depuis 19 ans au total, plus qu’aucun de ses prédécesseurs. Les derniers sondages donnent le Likoud et Yashar au coude à coude, sans majorité de 61 sièges pour aucun des deux blocs. Un observatoire citoyen a par ailleurs reçu des signalements de 115 bureaux de vote concernant des membres de commissions ou des représentants de partis qui auraient noté des informations sur des électeurs.



