
Deux patrouilleurs et plusieurs vedettes de la Marine royale marocaine ont fait quitter, dimanche 25 octobre, les eaux de Lagouira, à l’extrême sud du Royaume, à des bateaux de pêche mauritaniens et sénégalais.
Une intervention sans incident
L’intervention s’est déroulée sans incidents, a indiqué une source proche du dossier. Les pêcheurs ont quitté les eaux marocaines sans résister.
Un rapport de l’ONU qui a suscité des interprétations
Le rapport du secrétaire général de l’ONU remis au Conseil de sécurité le 1er octobre indique que la Mauritanie a souligné la nécessité d’une commission chargée de clarifier, par consensus, les frontières internationales définitives du territoire disputé.
Cette demande, déjà formulée lors des discussions de Madrid en février, a alimenté des spéculations. Des informations de presse parues le 18 octobre ont évoqué une volonté de Nouakchott de faire reconnaître sa souveraineté sur Lagouira, en échange de la reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur les provinces du sud.
Le démenti de Nouakchott
Le 21 octobre, le porte-parole du gouvernement mauritanien, Mohamed Ould Bebana, a démenti toute revendication sur Lagouira, comme rapporté par Atlasinfo. Il a précisé que la clarification des frontières vise à éviter toute ambiguïté pouvant entraîner des conséquences sécuritaires, juridiques ou économiques, et a mis en garde contre toute demande que la Mauritanie n’a pas formulée.
Contexte
Lagouira appartient au territoire national. Le Parlement a adopté en 2020 deux lois sur la délimitation des frontières maritimes du Maroc, qui couvrent les côtes atlantiques jusqu’à Lagouira. La localité se trouve sur la même péninsule que Nouadhibou, capitale économique de la Mauritanie.



