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En Égypte, le gouvernement lance un plan de rigueur et gèle les nouveaux projets jusqu’en juin 2027

Le Conseil des ministres égyptien, présidé par Mostafa Madbouly, a approuvé un décret instaurant un plan exceptionnel de rationalisation des dépenses publiques. Les nouveaux projets sont gelés jusqu’au 30 juin 2027, tandis que les administrations doivent réduire leur consommation d’énergie.

L’Égypte entre dans une phase de rigueur budgétaire. Le Conseil des ministres, présidé par le Premier ministre Mostafa Madbouly, a approuvé le 5 novembre 2026 un projet de décret instaurant un plan exceptionnel de rationalisation des dépenses publiques.

Un plan de trois mois, lié au contexte régional

Le plan s’applique pendant trois mois à compter de l’entrée en vigueur du décret, sauf décision de prolongation. Il couvre l’exercice 2026/2027 et concerne les organismes inscrits au budget de l’État ainsi que les autorités économiques publiques. Le gouvernement relie cette décision aux évènements en cours dans la région du Moyen-Orient et à la nécessité de réordonner les priorités de dépenses.

Énergie : des baisses de 20 % et de 30 %

Les administrations doivent réduire de 20 % leur consommation d’électricité et d’éclairage, par rapport à la consommation moyenne réelle de la même période de l’exercice 2025/2026. Le carburant des véhicules gouvernementaux doit baisser d’au moins 30 %. Les projets nationaux grands consommateurs de carburant seront reportés ou ralentis pendant au moins trois mois.

Des projets gelés jusqu’au 30 juin 2027

Les projets nouvellement inclus dans l’exercice en cours sont reportés. Aucun contrat ne pourra être conclu à leur sujet, et aucun nouveau projet ne pourra démarrer avant le 30 juin 2027. Les contrats d’achat de voitures de tourisme sont également interdits jusqu’à cette date.

Dépenses courantes et devises sous contrôle

Le décret interdit les dépenses de publication, de publicité, de promotion, de réceptions, d’expositions, de prix et de décorations. Au moins 20 % des crédits restants pour les biens et services sont gelés. Toute dépense en devises étrangères est soumise à l’approbation du ministère des Finances. Chaque organisme devra lui transmettre, dans un délai d’un mois, la liste détaillée des postes et des montants gelés.

Des secteurs sociaux et stratégiques préservés

Le plan prévoit plusieurs exceptions :

  • le ministère de la Santé et les hôpitaux universitaires ;
  • les dépenses liées à la sécurité nationale ;
  • les intérêts et échéances de la dette ;
  • les pensions de la sécurité sociale ;
  • les programmes sociaux Takaful et Karama ;
  • les subventions aux produits de la carte de rationnement.

Pour le gel des projets, l’initiative Haya Karima et les secteurs de la santé, de l’éducation préuniversitaire, de l’Intérieur, de l’eau potable et de l’assainissement sont exemptés.

Le même jour, le Journal officiel a publié des décrets du Premier ministre accordant de nouvelles incitations financières aux enseignants, aux professeurs d’université et aux professions médicales.

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