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Rentrée parlementaire : la 12e législature s’ouvre vendredi avec une nouvelle carte politique

La première session de la 12e législature s'ouvre vendredi à la Chambre des représentants. Le projet de loi de finances 2027 est le premier test de la nouvelle composition issue du scrutin du 23 septembre.

La première session de la première année de la 12e législature s’ouvre vendredi 9 octobre, conformément à la Constitution, qui fixe l’ouverture de la session d’automne au deuxième vendredi d’octobre. Elle s’ouvre dans un contexte politique, économique et social marqué par la nouvelle carte politique issue des élections législatives du 23 septembre.

Une Chambre sans majorité absolue

Le Parti authenticité et modernité (PAM) est arrivé en tête avec 97 sièges sur 395, devant le Rassemblement national des indépendants (66), l’Istiqlal (65) et le Parti de la justice et du développement (54), qui quadruple son nombre de sièges. Ces quatre formations réunissent 282 sièges. Aucun parti n’atteint seul la majorité absolue de 198 sièges. Le Roi Mohammed VI a nommé le 29 septembre Fatima Ezzahra El Mansouri, coordinatrice de la direction collégiale du PAM, cheffe du gouvernement, avec mission de former le nouvel exécutif. Les consultations se poursuivent.

La session est marquée par l’élection du président de la Chambre des représentants et le renouvellement de ses structures. Les groupes et groupements parlementaires doivent ensuite être constitués, avant l’examen du projet de loi de finances (PLF) 2027. Ce texte est le premier test de la nouvelle composition parlementaire, dans un contexte d’incertitudes internationales et de fluctuations économiques. Majorité et opposition sont appelées à s’engager dans l’élaboration des politiques publiques, notamment la gestion des équilibres macroéconomiques et la consolidation de l’État social.

Les priorités selon Abdelaziz Karraky

Abdelaziz Karraky, enseignant-chercheur en sciences politiques à l’université Mohammed V de Rabat, voit dans les priorités socio-économiques « un véritable baromètre » pour la Chambre. Il a cité deux dossiers dans une déclaration à la MAP :

  • Justice territoriale. L’enjeu est de contrôler la répartition de l’investissement public entre les régions et les collectivités, et de suivre la situation du monde rural, des zones montagneuses et des oasis.
  • Emploi des jeunes. L’insertion des jeunes diplômés doit être érigée en tête des priorités de la Chambre.

Abdelaziz Karraky plaide aussi pour un renforcement de la diplomatie parlementaire, selon une approche qui prend en compte les priorités stratégiques du Royaume. Il appelle les députés à présenter des initiatives de qualité pour renforcer la confiance des citoyens. Il préconise de sortir de la logique du contrôle a posteriori pour développer l’évaluation des politiques publiques.

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