Législatives marocaines 2026 : l’UC et le MDS reforment leur groupe parlementaire commun à la Chambre des représentants
L'Union constitutionnelle et le Mouvement démocratique et social reconduisent leur groupe parlementaire commun, une décision qui intervient alors que plusieurs analystes évoquent une coalition élargie autour du PAM susceptible d'y intégrer les deux partis.

L’Union constitutionnelle (UC) et le Mouvement démocratique et social (MDS) ont annoncé leur décision de former, à nouveau, un groupe parlementaire commun à la Chambre des représentants au titre de la 12e législature, à l’issue de consultations menées entre les responsables des deux partis. Cette décision intervient après l’annonce des résultats des élections législatives, compte tenu des points de convergence entre les deux partis et de leur expérience réussie dans le cadre de l’action parlementaire commune au cours de la précédente législature, précisent les deux formations dans un communiqué conjoint.
Capitaliser sur une expérience jugée concluante
Cette reconduction est motivée, selon le communiqué, par la volonté de capitaliser sur les acquis accumulés lors de cette expérience, qui a permis de renforcer l’ancrage politique et parlementaire des deux partis et de favoriser une action complémentaire et coordonnée. Les deux partis ont également décidé de renforcer l’efficacité et la présence du groupe au sein de l’institution législative, afin de lui permettre d’assumer au mieux ses rôles constitutionnels, de promouvoir l’action législative, de contrôle et de plaidoyer, dans le respect de l’identité de chaque parti.
Un poids qui pourrait compter dans les scénarios de coalition
Cette annonce intervient alors que plusieurs analystes évoquent, parmi les scénarios de majorité gouvernementale envisageables après le scrutin du 23 septembre, une alliance associant le PAM (97 sièges), l’Istiqlal (65 sièges), le Mouvement populaire (29 sièges) et l’UC (17 sièges), totalisant 208 sièges, soit une majorité suffisante mais à la marge jugée étroite par ces mêmes observateurs. L’intégration du MDS, crédité de 8 sièges, porterait cette configuration à 216 sièges, lui donnant une assise plus confortable au-delà du seuil de 198 sièges requis pour gouverner. Aucune décision officielle sur la composition de la future coalition n’a toutefois été annoncée à ce stade, les discussions entre partis se poursuivant après la publication des résultats provisoires.



