Les aéroports irakiens d’Erbil et de Souleimaniye suspendent les vols iraniens à compter de vendredi
Les quatre aéroports irakiens qui accueillaient des vols iraniens ont tous suspendu ces liaisons, sous la menace de sanctions américaines visant tout prestataire de services aux compagnies aériennes iraniennes.

Les aéroports irakiens d’Erbil et de Souleimaniye ont suspendu les vols iraniens à compter de vendredi 25 septembre, après que d’autres aéroports irakiens avaient pris la même mesure plus tôt dans la semaine, selon des sources citées par Reuters. Cette décision signifie que les vols à destination et en provenance de l’Iran sont désormais suspendus dans les quatre aéroports irakiens où des compagnies iraniennes opéraient encore : Bagdad, Najaf, Erbil et Souleimaniye.
Une décision prise sous la menace de sanctions américaines
Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, avait annoncé que l’ensemble des compagnies aériennes iraniennes seraient visées à compter du 23 septembre par la menace de sanctions secondaires contre tout prestataire de services aéroportuaires travaillant avec elles, sept mois après le début de la guerre entre les États-Unis et l’Iran. L’Irak avait dans un premier temps ordonné la suspension des vols iraniens à destination de l’aéroport de Bagdad à partir de mercredi, avant d’étendre la mesure à l’aéroport de Najaf, puis à ceux d’Erbil et de Souleimaniye, gérés par le Gouvernement régional du Kurdistan.
Une réaction iranienne dénonçant l’alignement sur Washington
Le conseiller iranien Mohammad Mokhber a réagi sur les réseaux sociaux, affirmant que « si l’Iran se voit refuser la possibilité de voler et d’accéder aux services aéroportuaires, aucun pays de la région n’aura non plus cette possibilité ». Il a ajouté que « l’alignement sur les États-Unis dans la mise en œuvre de politiques hostiles restera gravé dans la mémoire de la nation iranienne », estimant que le trafic aérien dans la région devait être « libre pour tous, ou pour personne ».



