Nasser Bourita : le non-retour des migrants et des mineurs « relève exclusivement de la responsabilité de l’Espagne »
À l'issue d'un entretien à New York avec son homologue espagnol, le chef de la diplomatie marocaine a renvoyé à Madrid la responsabilité des retours de migrants et de mineurs non effectués.

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a affirmé jeudi 24 septembre à New York que « si les migrants illégaux et les mineurs ne sont pas retournés, cela relève exclusivement de la responsabilité de l’Espagne ». Cette déclaration à la presse est intervenue à l’issue d’entretiens avec son homologue espagnol, José Manuel Albares, en marge de la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU.
Une position marocaine présentée comme claire
Nasser Bourita a souligné que le Maroc part de principes clés, dont « sa position claire sur le retour de tous les migrants illégaux et des mineurs non accompagnés ». « Si les migrants illégaux et les mineurs ne sont pas retournés, il ne faut pas poser la question au Maroc, mais plutôt à l’Espagne », a-t-il ajouté, estimant que cette situation reste liée à des « polémiques, à des obstacles et à des difficultés espagnoles ».
Une charge contre certains acteurs politiques espagnols
Le ministre marocain a par ailleurs affirmé que « le partenariat ne se construit pas sur des réquisitoires infondés et la rhétorique stérile ». Il a estimé que les déclarations de certains acteurs politiques espagnols montrent qu’ils ne prennent pas la mesure de la valeur de ce partenariat. Il a néanmoins insisté sur la nécessité de se concentrer sur les points d’accord entre les deux pays et de dialoguer sur les points de divergence, dans un esprit de bon voisinage.
Un dossier né de l’entrée massive du 30 juillet à Sebta
Cette rencontre intervenait dans le contexte du dossier du retour des migrants entrés massivement à Sebta les 30 et 31 juillet. Le nombre de personnes encore présentes dans la ville varie selon les sources, entre environ 3 000 et 10 000, dont environ 3 000 mineurs non accompagnés. Les autorités espagnoles surveillaient par ailleurs, à l’approche des élections législatives marocaines du 23 septembre, des appels relayés sur les réseaux sociaux à une nouvelle tentative d’entrée massive à Sebta et à Melilia.



