Maurice juge l’autonomie sous souveraineté marocaine « la solution la plus crédible »
Maurice qualifie désormais l'autonomie marocaine de solution la plus crédible, tout en maintenant sa reconnaissance de la pseudo-RASD, rétablie en 2015 — une configuration déjà observée chez le Kenya.

Le ministre mauricien des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et du Commerce international, Dhananjay Ramful, a affirmé mercredi 23 septembre à New York que l’autonomie sous souveraineté marocaine constitue « la solution la plus crédible » au différend régional autour du Sahara marocain. Cette évolution a été exprimée à l’issue d’un entretien avec le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, en marge de la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU.
Une révision décidée en Conseil des ministres
Dhananjay Ramful a précisé que Maurice a revu sa position sur la question du Sahara marocain lors d’un récent Conseil des ministres, à la suite de l’adoption de la résolution 2797 du Conseil de sécurité, le 31 octobre 2025. Il a jugé cette résolution « fondée sur le pragmatisme » et affirmé que l’autonomie du Sahara sous souveraineté marocaine « offre la solution la plus réaliste, la plus juste, et la plus durable à la résolution de ce différend ».
Un soutien qui ne s’accompagne pas d’un retrait de reconnaissance
Maurice avait retiré sa reconnaissance de la pseudo-RASD le 17 janvier 2014, avant de la rétablir le 23 novembre 2015. Le pays maintient donc à ce jour une reconnaissance active de l’entité, en parallèle de son soutien désormais affiché au plan d’autonomie marocain. Cette configuration rejoint celle du Kenya, qui a soutenu le plan d’autonomie marocain dans un communiqué conjoint en mai 2025, réitéré en avril 2026, tout en continuant d’entretenir des relations diplomatiques avec la pseudo-RASD. Elle illustre une tendance distincte des retraits de reconnaissance purs et simples observés chez d’autres pays, où le soutien au plan marocain s’accompagne d’une rupture formelle avec l’entité autoproclamée.




