
Le Maroc a été désigné pour assurer la deuxième vice-présidence du Groupe intergouvernemental des vingt-quatre (G24) à compter du 1er novembre 2026. Cette désignation a été annoncée en marge des Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale, tenues cette semaine à Bangkok. Le G24 coordonne les positions des pays en développement sur les questions monétaires et financières internationales.
La participation du Maroc
La délégation marocaine réunissait des représentants du ministère de l’Économie et des Finances, de Bank Al-Maghrib et des représentations du Royaume auprès du FMI et de la Banque mondiale. Elle a tenu plusieurs réunions en marge de la rencontre. Lors de la 114e réunion du Comité du développement, instance conjointe de la Banque mondiale et du FMI, le Maroc a plaidé pour une mobilisation accrue des financements privés au service du développement.
Les grands thèmes des Assemblées
Les discussions ont porté sur les perspectives de croissance, l’évolution de l’inflation et les marges de manœuvre budgétaires. La soutenabilité des finances publiques a constitué un autre axe majeur : maîtrise des dépenses, efficacité des subventions et préservation des capacités d’investissement. Le Groupe de la Banque mondiale a annoncé de nouveaux engagements à hauteur de 100 millions de dollars, sans que la dépêche en précise l’objet.
L’intelligence artificielle s’est imposée comme un thème transversal, avec ses implications pour la productivité et l’emploi. Les échanges ont aussi porté sur les liens entre son développement, les besoins croissants en énergie et les contraintes d’endettement. Les participants ont convergé vers un impératif commun : renforcer la capacité des économies à absorber les chocs et à financer leurs priorités.



