
L’ambassadeur et représentant permanent du Maroc auprès des Nations unies, Omar Hilale, a coprésidé mercredi 21 octobre 2026 à New York, en sa qualité de président de la Commission de consolidation de la paix (CCP), la 9e réunion consultative annuelle entre la CCP et le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine. Il était accompagné du président en exercice du CPS, Churchill Ewumbue-Monono, représentant permanent du Cameroun auprès de l’UA.
Un partenaire clé de l’ONU et de l’UA
Membre du CPS et président de la CCP, le Royaume s’est imposé comme un partenaire clé de l’ONU et de l’UA. Cette coprésidence souligne l’engagement du Maroc en faveur de la paix, de la sécurité et de la prévention des conflits sur le continent, dans le prolongement de l’impulsion du Roi Mohammed VI.
Passer de la consultation à l’action
Dans son allocution d’ouverture, Omar Hilale a salué les progrès accomplis depuis la 8e session, tenue à Addis-Abeba en novembre 2025, notamment sur les contributions financières et la coordination. Il a appelé toutes les parties à en tirer parti pour passer « de la consultation à l’action », conformément au thème de cette année : « Faire progresser les synergies et les approches régionales à l’appui des priorités de consolidation de la paix portées par les pays eux-mêmes en Afrique ».
Trois propositions
Il a mis en avant deux propositions : améliorer le suivi de la mise en œuvre par une synthèse concise des mesures convenues, et établir des délais indicatifs, dont les secrétariats des deux organes rendraient compte. Le président de la CCP a aussi suggéré de concentrer les efforts sur des contextes précis, comme l’Afrique de l’Ouest ou la région des Grands Lacs, où une approche coordonnée apporterait une vraie valeur ajoutée, à la demande des États concernés. Il a enfin plaidé pour une plus grande cohérence des financements : le Fonds pour la consolidation de la paix, la composante de renforcement des capacités institutionnelles du Fonds pour la paix de l’UA, la Banque africaine de développement et d’autres bailleurs « gagneraient à mieux s’aligner sur les priorités définies par les pays eux-mêmes ».
Des principes communs
Ces trois approches reposent sur des principes communs, a-t-il souligné : la primauté du leadership national, le soutien des organisations régionales, et l’inclusion des femmes, des filles et des jeunes.
Les échanges et le communiqué conjoint
Les participants ont examiné comment les deux organisations peuvent aider les États membres à élaborer des stratégies nationales de prévention et à renforcer leur résilience face aux risques de conflit. Le dialogue a aussi porté sur la manière dont les fonctions de conseil, de plaidoyer et de mobilisation de ressources de la CCP peuvent soutenir l’UA et élargir le cercle des partenaires, notamment sur les transitions, le financement de la consolidation de la paix et la Politique de l’UA sur la reconstruction et le développement post-conflit. La réunion s’est achevée par l’adoption d’un communiqué conjoint sur la manière de renforcer la coopération entre la CCP et le CPS, en soutien à une paix durable portée par l’Afrique.
Les participants
La réunion s’est tenue en présence du commissaire de l’UA aux Affaires politiques, à la Paix et à la Sécurité, Bankole Adeoye, du représentant spécial du Secrétaire général et chef du Bureau des Nations unies auprès de l’UA, Parfait Onanga-Anyanga, du nouveau sous-secrétaire général pour l’Afrique aux départements des Affaires politiques et de la consolidation de la paix et des Opérations de paix, Martin Kimani, et de la sous-secrétaire générale à l’appui à la consolidation de la paix, Elizabeth Spehar.



