Le Maroc appelle à l’OCI à régler les crises sans escalade
À Bagdad, l’ambassadeur Fouad Yazourh défend le règlement des crises par le dialogue et la souveraineté des États. Il réitère la solidarité du Maroc avec l’Arabie saoudite.

Le Maroc a souligné dimanche 18 octobre 2026 à Bagdad que le règlement des crises régionales ne repose pas sur l’escalade et la confrontation, mais sur le respect de la souveraineté, de l’indépendance et de l’intégrité territoriale des États, par le dialogue et les moyens pacifiques. Il s’exprimait à la 52e session du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Organisation de la coopération islamique (OCI).
Qui représente le Maroc
La délégation marocaine est conduite par l’ambassadeur Fouad Yazourh, directeur général des Affaires politiques internationales au ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger. Elle comprend notamment Khalid Bencheikh, directeur des Affaires maghrébines, arabes et islamiques, Mohamed Jamal Chaqchaq, représentant permanent adjoint auprès de l’OCI, et Salaheddine Boulahrouz, chargé d’affaires par intérim à l’ambassade du Maroc à Bagdad.
Solidarité avec l’Arabie saoudite
Le Maroc a réitéré sa condamnation des agressions visant des pays membres de l’OCI, qu’il qualifie de violations flagrantes de leur souveraineté, de la Charte des Nations Unies et du droit international. Il a renouvelé son rejet des agressions contre l’Arabie saoudite, notamment celles qui ont ciblé les Lieux saints et les infrastructures essentielles.
Palestine et Al-Qods
Fouad Yazourh a affirmé que la question palestinienne et Al-Qods Acharif demeurent au premier rang des priorités de la politique étrangère du Maroc, menée sous le leadership du Roi Mohammed VI, président du Comité Al-Qods. Le Maroc défend les droits légitimes du peuple palestinien à un État indépendant dans les frontières du 4 juin 1967, avec Al-Qods-Est pour capitale, dont la bande de Gaza fait partie intégrante, selon la solution à deux États. L’action de l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, bras exécutif du Comité, soutient la résilience des Maqdessis et le respect des Lieux saints.
Ormuz et Bab el-Mandeb
Le Maroc estime que le Moyen-Orient connaît des perturbations sans précédent dans les détroits d’Ormuz et de Bab el-Mandeb, qui menacent la navigation maritime et les chaînes d’approvisionnement énergétique. Il met en cause la fermeture persistante du détroit d’Ormuz et les opérations de la milice houthie pour contrôler les côtes yéménites de la mer Rouge. Pour lui, la gestion des détroits est une responsabilité, pas une propriété, et le Maroc rejette toute utilisation de ces passages comme instruments de chantage.
Fouad Yazourh a rappelé l’appel lancé par le Maroc en marge de la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU à élaborer un code de conduite pour les États riverains des détroits et passages maritimes, afin de poser des règles préventives qui gardent ces voies ouvertes, sûres et stables.
Un appel à l’unité de l’OCI
Face à l’aggravation des crises dans plusieurs pays membres, le Maroc appelle à des positions unifiées et responsables. Il défend le respect strict de la souveraineté des États, la prévention des divisions et du sectarisme, la lutte contre les discours de haine et l’islamophobie, le rejet de toute ingérence, ainsi que le dialogue, la médiation et la réconciliation nationale.




