Le Grand Prix du Roi Mohammed VI de Tbourida consacre cet art équestre ancestral (Vice-président ANAET)

Le Grand Prix du Roi Mohammed VI de Tbourida met à l’honneur cet art équestre ancestral et souligne les efforts pour en assurer la pérennité, a affirmé Mohamed El Abbadi, vice-président de l’Association nationale des arts équestres de Tbourida (ANAET).
Dans un entretien accordé à la MAP en marge du Salon du cheval d’El Jadida, M. El Abbadi a souligné que cette compétition prestigieuse récompense les actions menées pour préserver la Tbourida et renforcer sa visibilité. Elle constitue également une reconnaissance des progrès réalisés et du travail collectif des moqaddems, cavaliers et artisans qui composent cet écosystème.
L’inscription de la Tbourida sur la Liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO a marqué une étape cruciale dans la sensibilisation à la nécessité de préserver cet art, véritable reflet de la richesse historique et culturelle du Maroc, a-t-il rappelé.
L’ANAET, qui collabore étroitement avec la Société Royale d’encouragement du cheval et la Fédération Royale marocaine des sports équestres, œuvre notamment pour soutenir l’élevage équin et assurer la transmission de l’artisanat traditionnel. Selon M. El Abbadi, l’objectif principal de l’association est de préserver le patrimoine de la Tbourida, en maintenant ses méthodes ancestrales, telles que la Nassiriya, la Cherkaouia ou la Khayatia.
Il insiste sur la nécessité de « préserver la Tbourida telle que nous l’avons héritée, la développer, et la transmettre aux générations futures, tout en valorisant l’identité marocaine ». Pour cela, il souligne l’importance d’impliquer la jeunesse, de l’encourager à apprendre et à participer, afin qu’elle puisse à son tour porter cet héritage.
Le Salon du cheval d’El Jadida, selon lui, constitue une vitrine essentielle pour la Tbourida, symbolisant le fruit d’une année de travail pour les sorbas, qui y récoltent aujourd’hui les fruits de leurs efforts.
À la croisée de l’art, de l’histoire et de la tradition, la Tbourida dépasse le simple spectacle équestre : elle incarne un véritable patrimoine vivant, témoignant de la relation profonde entre l’homme et sa monture, et rendant hommage au courage des guerriers d’antan.




