Qui est Leila Benali, la ministre dont le nom circule en ligne pour diriger le prochain gouvernement ?
Un mouvement encore confiné aux réseaux sociaux appelle à la nomination de Leila Benali à la tête du prochain gouvernement, tandis que la presse marocaine continue de présenter Fatima Zahra El Mansouri comme la candidate la plus fréquemment pressentie.

Plusieurs comptes sur le réseau social X ont relayé ces derniers jours un appel à la nomination de Leila Benali, ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, au poste de chef du gouvernement, à l’heure où le Roi Mohammed VI n’a pas encore désigné la personnalité chargée de former le prochain exécutif à l’issue des législatives du 23 septembre. Ce mouvement, encore embryonnaire et propre aux réseaux sociaux, n’a pas fait à ce stade l’objet d’une couverture par les médias marocains établis.
Une mise en cause de plusieurs figures du PAM
Ces publications mettent en avant des critiques adressées à plusieurs personnalités du Parti authenticité et modernité (PAM), arrivé en tête du scrutin, notamment Abdellatif Ouahbi, ministre de la Justice, Fouzi Lekjaa, ministre chargé du Budget et président de la Fédération royale marocaine de football, Fatima Zahra El Mansouri, coordinatrice de la direction collégiale du parti et maire de Marrakech, ainsi que Mohamed Mehdi Bensaid, ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication. Ces critiques, dont le contenu précis n’a pu être vérifié de manière indépendante, portent sur leur capacité supposée à diriger un gouvernement et à représenter le Maroc sur la scène internationale. Ces appréciations relèvent de l’opinion des auteurs de ces publications et non d’une évaluation établie.
Le profil de Leila Benali
Née le 25 avril 1978 à Casablanca, Leila Benali est ingénieure et économiste, diplômée de l’École Mohammadia d’ingénieurs et de l’École centrale Paris, et titulaire d’un doctorat en économie de l’énergie de Sciences Po Paris. Elle a occupé plusieurs postes internationaux avant sa nomination, dont celui d’économiste en chef de l’International Energy Forum, et a enseigné les politiques énergétiques à Sciences Po. Nommée ministre de la Transition énergétique et du Développement durable en octobre 2021, membre du PAM, elle n’a pas été candidate aux élections législatives du 23 septembre 2026, contrairement à d’autres ministres du parti.
Mansouri, nom le plus cité dans la presse
Ce mouvement en ligne contraste avec le scénario le plus largement relayé par la presse marocaine et internationale depuis l’annonce des résultats, qui donne Fatima Zahra El Mansouri comme la personnalité la plus fréquemment pressentie pour Matignon marocain. Maire de Marrakech et coordinatrice de la direction collégiale du PAM, elle a elle-même affirmé le 24 septembre que sa nomination à la tête du gouvernement constituerait « un grand honneur » si le Roi Mohammed VI en décidait ainsi, tout en rappelant que ce choix relève des seules prérogatives royales, en vertu de l’article 47 de la Constitution. Plusieurs titres, dont Courrier International et L’Observateur, ont repris cette hypothèse dans les jours suivant le scrutin, évoquant la perspective d’une première femme à la tête du gouvernement marocain.
Un choix qui reste une prérogative royale
Le choix du futur chef du gouvernement relève des prérogatives du Roi Mohammed VI, qui le désignera au sein du parti arrivé en tête des élections, en l’occurrence le PAM. Aucune indication officielle n’a été donnée à ce jour sur l’identité de cette personnalité, les noms de Fouzi Lekjaa et de Fatima Zahra El Mansouri restant, selon la presse, les profils les plus évoqués, tandis que le nom de Leila Benali circule pour l’instant essentiellement dans le débat en ligne.



