Le président Tebboune reçoit le Haut Conseil de la communauté scientifique algérienne à l’étranger
Le président Abdelmadjid Tebboune a reçu les membres du nouveau Haut Conseil scientifique de la diaspora algérienne, réunis pour la première fois à Alger afin de définir leurs orientations de travail.

Le président de la République algérienne, Abdelmadjid Tebboune, a reçu dimanche 27 septembre les membres du Haut Conseil de la communauté scientifique nationale à l’étranger, à l’issue de la première réunion de travail de cette instance, tenue le même jour à Alger. La rencontre avec le président Tebboune s’est déroulée en présence du ministre d’État chargé de l’Inspection générale des services de l’État et des Collectivités locales.
Une instance créée par décret présidentiel en septembre
Le Haut Conseil a été créé par le décret présidentiel n° 26-293 du 7 septembre 2026, qui en fixe les missions, la composition et l’organisation. Il s’agit d’un organisme consultatif doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière, dont le siège se trouve à Alger et qui est placé directement auprès de la présidence de la République. Sa création avait été approuvée le 21 juin par le président Tebboune lors d’un Conseil des ministres, au cours duquel il avait appelé les chercheurs algériens établis à l’étranger à mettre leur expertise au service des projets de développement du pays.
39 membres, dont 31 chercheurs établis à l’étranger
Le Conseil compte au total 39 membres : 30 sont choisis parmi les compétences scientifiques nationales à l’étranger, sur la base de leur rayonnement scientifique international et de leurs spécialités stratégiques, six représentent divers ministères, et trois sont des dirigeants algériens d’entreprises économiques domiciliées à l’étranger actives dans la recherche-développement et l’innovation. Lors de la réunion de dimanche, 24 membres ont participé aux travaux depuis Alger, tandis que sept autres ont suivi la séance à distance par visioconférence. Ses membres sont établis dans plusieurs pays, dont les États-Unis, la France, la Suède et l’Australie.
Une feuille de route confiée à Elias Zerhouni
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a ouvert les travaux de cette première réunion, soulignant la rupture fondamentale qu’incarne, selon lui, ce nouveau dispositif. Le coordinateur du Conseil, le professeur Elias Zerhouni, a annoncé l’élaboration d’une feuille de route à soumettre au président de la République, fondée sur une organisation flexible adaptée aux besoins prioritaires qui seront définis avec les membres et les secteurs concernés. Il a mis en avant la coordination avec les chercheurs exerçant en Algérie pour la relance de plusieurs domaines, notamment la sécurité alimentaire, ainsi que l’objectif de mobiliser la communauté scientifique et technique établie à l’étranger sous la forme d’un réservoir de compétences.



