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Le Pérou décide d’ouvrir un consulat à Dakhla, traduisant son soutien à la souveraineté marocaine sur son Sud

Le Pérou fait part de sa disposition à ouvrir un consulat à Dakhla et exprime son soutien au plan d'autonomie marocain, dans un communiqué conjoint signé à New York.

Le ministre péruvien des Relations extérieures, Carlos Espá y Garcés Alvear, a exprimé jeudi 24 septembre à New York le soutien de son pays à « l’intégrité territoriale du Royaume du Maroc et à sa souveraineté sur le Sud du Maroc », ainsi que son appui à « l’Initiative marocaine d’autonomie pour le Sud du Maroc, la considérant comme une solution politique, juste, durable et acceptable par toutes les parties ». Cette annonce a été faite dans un communiqué conjoint signé à l’issue d’entretiens entre le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, et son homologue péruvien, en marge de la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU.

Un consulat à Dakhla, porte d’entrée vers les marchés africains

Le communiqué précise que le Pérou a fait part de sa disposition à ouvrir un consulat dans la ville de Dakhla, qui servira de plateforme d’accès aux marchés africains pour les produits péruviens. Il souligne en outre la pleine adhésion du Pérou à la résolution 2797, adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU en octobre 2025, qui a donné un nouvel élan au processus de règlement du différend sur la base du plan d’autonomie marocain.

Un tournant amorcé dès juillet par la présidente élue

Cette annonce confirme une orientation exprimée en amont par la présidente élue du Pérou, Keiko Fujimori, qui avait fait part dès juillet de son soutien à l’intégrité territoriale du Royaume, à l’issue d’une rencontre à Lima avec l’ambassadeur du Maroc au Pérou, Amine Chaoudri. Cette position marquait une rupture avec des décennies d’ambiguïté péruvienne sur ce dossier : le Pérou avait rétabli ses relations avec la pseudo-RASD en septembre 2021, avant de les rompre à nouveau en août 2022 à l’initiative de son ministre des Relations extérieures d’alors, décision aussitôt désavouée par le président péruvien de l’époque, qui avait annoncé le rétablissement des liens avec l’entité trois semaines plus tard, avant de définitivement retirer cette reconnaissance en 2023.

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