Mouvement lycéen : le Premier ministre Sébastien Lecornu accuse la France insoumise de « semer le chaos » à l’Assemblée nationale
Le chef du gouvernement a aussi annoncé une suspension des cours en fin de semaine pour « un temps de démocratie interne », tandis que la présidente du groupe LFI rejette toute responsabilité dans le mouvement.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a accusé mardi 6 octobre la France insoumise (LFI) d’avoir le « projet politique » de « bordéliser le pays » avant l’élection présidentielle d’avril-mai 2027 et de « semer le chaos » depuis le début du mouvement de blocage des lycées en France.
Une charge contre LFI à l’Assemblée nationale
Lors des questions au gouvernement, après avoir été vivement attaqué par la présidente du groupe LFI, Mathilde Panot, Sébastien Lecornu a déclaré : « La réalité, c’est que vous êtes ambigus avec la violence car la violence fait partie de votre projet politique de bordélisation du pays entre maintenant et l’élection présidentielle ».
Il a ajouté : « Mentir sur les intentions du gouvernement ne vous sauvera pas électoralement ». Il a qualifié de scandale le fait de semer le chaos depuis le début du mouvement lycéen et a assuré : « nous ne vous laisserons pas faire ». Il a aussi dénoncé l’agression de 85 personnels éducatifs, dont 34 proviseurs et adjoints, et affirmé que « l’ultraviolence a frappé à la porte des lycées ».
La réponse de LFI
Lundi, Mathilde Panot avait dénoncé un « mensonge » et des annonces qui sont des « gesticulations », après la lettre adressée dimanche par Sébastien Lecornu à plusieurs de ses ministres. Elle assure que LFI est « en appui » du mouvement lycéen et réfute toute responsabilité de son groupe dans les blocages. Elle estime qu’il n’y a qu’une réponse policière et pas de réponse politique à la colère des lycéens, et désigne Emmanuel Macron comme responsable du mouvement.
Un temps de démocratie interne en fin de semaine
Sébastien Lecornu a annoncé une suspension des cours dans les lycées en fin de semaine pour « un temps de démocratie interne », permettant à chaque équipe de direction d’organiser un temps d’échange.
L’ampleur du mouvement
Mardi, nouvelle journée de mobilisation, le ministère de l’Éducation nationale a indiqué que les cours ont été suspendus, totalement ou partiellement, dans 891 des 3.700 lycées de France. L’Union syndicale lycéenne affirme que 1.800 lycées sont bloqués, un nouveau record. Le ministère de l’Intérieur estime à 86.000 le nombre de manifestants du matin.
Les cinq chantiers du gouvernement
Dimanche 4 octobre, Sébastien Lecornu a adressé à ses ministres une feuille de route de cinq chantiers et demandé des décisions avant la fin du mois. Elle prévoit un traitement prioritaire du remplacement des absences longues et des postes non pourvus dans chaque académie, avec un premier bilan attendu le 16 octobre, une réunion avec les présidents de région sur la rénovation des lycées, et des propositions d’amélioration de Parcoursup d’ici fin octobre.



