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Maroc: le gasoil à plus de 16 dirhams, l’État maintient le soutien au transport

Le prix du gasoil franchit ce 1er octobre le seuil des 16 dirhams le litre au Maroc, une nouvelle hausse qui porte la progression cumulée à 3,54 dirhams depuis la mi-juillet.

Une nouvelle hausse dans la nuit

Les prix des carburants enregistrent une nouvelle hausse dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre: le gasoil augmente de 0,80 dirham le litre et l’essence de 0,39 dirham. À Casablanca, le litre de gasoil s’établit désormais autour de 16,10 à 16,13 dirhams, contre 15,30 à 15,33 dirhams auparavant, tandis que l’essence se négocie entre 15,58 et 15,59 dirhams le litre.

Une hausse cumulée de 3,54 dirhams depuis mi-juillet

Depuis la mi-juillet, la progression cumulée atteint environ 3,54 dirhams par litre pour le gasoil et 1,75 dirham pour l’essence, au terme de plusieurs révisions successives: 69 centimes mi-juillet, un dirham début août, 65 centimes à la mi-août, 6 centimes au 1er septembre, 34 centimes le 16 septembre, puis 80 centimes pour cette dernière hausse. Le gasoil creuse ainsi l’écart avec l’essence, désormais moins chère d’environ 52 centimes par litre.

Une hausse liée aux tensions internationales

El Houcine Yamani, secrétaire général du Syndicat national du pétrole et du gaz, attribue cette augmentation aux répercussions du conflit entre les États-Unis et l’Iran, aux tensions croissantes autour du contrôle des détroits commerciaux et aux attaques contre les installations de raffinage en Russie, en Ukraine et dans le Golfe. Il relève que le baril de pétrole brut a atteint près de 110 dollars et que la tonne de gasoil a dépassé les 1.500 dollars, une pression accentuée par l’appréciation du dollar face au dirham.

Le soutien au transport maintenu

La ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, confirme la poursuite, jusqu’à la fin de 2026, du soutien direct et exceptionnel destiné aux professionnels du transport, décidée mercredi par la Commission ministérielle chargée du suivi des répercussions des tensions géopolitiques au Moyen-Orient sur l’économie nationale, présidée par Aziz Akhannouch, chef du gouvernement chargé d’expédier les affaires courantes.

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