
Deux documents ont été signés mercredi 7 octobre à Marrakech avec Harmattan AI, en marge du Marrakech Air Show. Le premier est un accord pour l’établissement d’une unité de production de systèmes antiaériens autonomes, dont des drones intercepteurs, avec une capacité annuelle de 55.000 drones intercepteurs. Le second est une lettre d’intention pour l’acquisition par les Forces Armées Royales du drone de frappe dans la profondeur IRIFI.
IRIFI, un drone de frappe autonome
Harmattan AI a dévoilé le même jour IRIFI, son système de frappe dans la profondeur autonome, lors de la séance plénière du salon. Sa portée atteint 2.000 km. Une fois la mission approuvée et lancée, IRIFI la conduit de manière autonome, dans les limites définies par son commandant humain. L’entreprise affirme que les briques technologiques critiques seront développées et produites au Maroc, par des ressources humaines essentiellement marocaines.
Mouad M’Ghari, PDG de Harmattan AI, a déclaré : « Quatre mois après notre installation au Maroc, c’est un honneur pour Harmattan AI de se tenir aux côtés des Forces Armées Royales pour développer un programme souverain ».
Le cadre posé en juin
Les Forces Armées Royales et Harmattan AI avaient signé en juin un partenariat stratégique reposant sur trois piliers : des capacités de fabrication de systèmes de défense autonomes au Maroc, un centre de recherche et développement dédié à l’intelligence artificielle appliquée à la défense, et des partenariats avec l’enseignement supérieur et la recherche. L’annonce de juin ne précisait ni montant, ni volume, ni lieu. Harmattan AI a depuis installé un centre d’ingénierie à Rabat et recruté 50 ingénieurs.
L’entreprise, fondée en avril 2024 par Mouad M’Ghari, né à Rabat, a été valorisée 1,4 milliard de dollars après une levée de 200 millions de dollars en janvier 2026. Son intercepteur Gobi atteint 350 km/h et est conçu pour neutraliser sa cible en moins d’une minute.



