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Législatives Marocaines 2026: l’International Republican Institute envoie une délégation d’observateurs dans le Sud du Maroc

Du 20 au 25 septembre, des observateurs américains évaluent le déroulement du vote dans deux régions du Sud du Maroc.

L’ambassadeur du Maroc aux États-Unis, Youssef Amrani, a salué l’arrivée d’une délégation de l’International Republican Institute (IRI), organisation américaine à but non lucratif qui se définit comme non partisane, venue observer les élections législatives marocaines du 23 septembre. Il a affirmé que cette arrivée « ajoute une nouvelle dimension à l’alliance de longue date et multiforme entre le Maroc et les États-Unis ».

Une mission codirigée par deux personnalités américaines

La délégation est codirigée par David Schenker, ancien secrétaire d’État adjoint américain pour les Affaires du Proche-Orient, et par Tami Longaberger, membre du conseil d’administration de l’IRI. Elle séjourne au Maroc du 20 au 25 septembre 2026 pour mener une évaluation technique de réponse rapide du scrutin dans le Sud du Maroc. Elle rejoint les analystes de long terme de l’IRI, présents dans le pays depuis août. L’IRI affirme avoir organisé plus de 270 missions d’observation électorale dans le monde depuis 1983.

Un déploiement dans le Sud du Maroc le jour du scrutin

Les délégués rencontreront les autorités électorales, les partis politiques, les organisations de la société civile et d’autres acteurs de l’ensemble du spectre politique marocain. Le jour du scrutin, ils seront déployés dans les régions de Dakhla-Oued Ed-Dahab et de Laâyoune-Sakia El Hamra. À l’issue de la mission, l’IRI publiera une déclaration préliminaire, puis un rapport complet assorti de recommandations pour les prochains processus électoraux.

Le scrutin en chiffres

Le 23 septembre, 15,8 millions d’électeurs inscrits élisent les 395 membres de la Chambre des représentants, avec 27 partis en compétition. La campagne a débuté le 10 septembre. En 2021, le Rassemblement national des indépendants (RNI) avait obtenu 102 sièges, devant le Parti Authenticité et Modernité (PAM) avec 87 sièges et le parti de l’Istiqlal avec 81. Les trois formations avaient ensuite constitué la coalition gouvernementale.

Une alliance déjà étendue

Youssef Amrani a présenté l’arrivée de la délégation comme une nouvelle expression de l’engagement soutenu et des liens solides qui rapprochent le Maroc et les États-Unis dans un large éventail de domaines. Début juillet à Washington, il avait rappelé que le Maroc est le seul pays africain lié aux États-Unis par un accord de libre-échange et que l’exercice militaire African Lion est le plus important du continent.

Un dossier suivi à l’ONU

Le Sud du Maroc reste au cœur d’un dossier examiné par le Conseil de sécurité de l’ONU. Le 31 octobre 2025, la résolution 2797 a été adoptée par 11 voix pour et 3 abstentions (Chine, Russie, Pakistan), l’Algérie n’ayant pas pris part au vote. Elle proroge jusqu’au 31 octobre 2026 le mandat de la MINURSO et appelle les parties à négocier sur la base du plan d’autonomie marocain. Le Maroc y voit la consécration de son plan d’autonomie sous sa souveraineté. Le Front Polisario et l’Algérie contestent cette lecture et continuent de réclamer un référendum d’autodétermination.

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