Présidentielle algérienne : vote sous tension dans un consulat de l’est de la France

Une cinquantaine de manifestants scandaient devant le bâtiment des slogans hostiles au pouvoir algérien en place, qui organise ce vote jusqu’au 12 décembre.

Outre des drapeaux algériens, ils brandissaient des pancartes où était écrit "Non au vote", "Non au recyclage du système mafieux", "Celui qui vote du 7 au 12 décembre est un traître".

Un service de sécurité privée est présent à l’entrée du consulat pour faciliter l’accès des votants, et des policiers surveillent la manifestation à distance.

Filmés à l’aide de smartphones, ceux qui pénètrent dans le bâtiment pour participer au scrutin sont conspués par les manifestants qui les traitent de "traîtres", "bâtards", "assassins" ou "voyous".

Après avoir obtenu en avril la démission d’Abdelaziz Bouteflika, président pendant 20 ans, le mouvement populaire de contestation qui agite l’Algérie depuis le 22 février réclame désormais le démantèlement du "système", au pouvoir depuis l’indépendance en 1962.

Ce mouvement ("Hirak") considère que la présidentielle ne vise qu’à permettre au pouvoir de se régénérer.

"Les cinq candidats qu’on nous propose ont été mis en place par le gouvernement actuel qui est illégitime. Avant d’organiser des élections, il faut l’installation par l’armée d’un gouvernement de transition qui permette au Hirak de s’organiser", a déclaré à l’AFP un des manifestants.

Le consulat de Saint-Etienne s’adresse aux ressortissants algériens résidant dans plusieurs départements de l’est de la France.

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